Traîne lourde à la main dite Caille l4‘3 !
<< croche » dans le creux de son index‘ replié. Et iltire. 'Il
,
.
'
tire son plomb sur le fond commeuncheva‘l tire
char'
rue. Il tire lentement, aussi lentementque possible. Et en
'
tirant, il sent.
' .
-
,
'
Il sent les pérégrinations du plomb sur le f0nd. Ille sent.
.
escalader et dégringoler lespentes. Il le sent frapper dur.
'
,
Il le sent ralentir dans les herbiers. Il le sent laboùrer la vase.
Et frotter le sable. Il le sent s’accrocher. Alors, il donne un
petit coup sec, il augmente la traction et, avec de la chance,
'
‘
'
le plomb repart d’un bond. Il sent qu’il perd le contact du
',
fond. Alors, il donne un peu de mou jusqu’à ce qu’il retrouve '
'
le fond. Le plomb raclé, « il cause >> et le pêcheur, « il entend».
,
La raclante est dévoreuse de matériel. Une calamité. On
ne cesse de perdre plombs et leurres. En outre, elle ne peut
'
êtrepratiquée dans tous les fonds. Les éboulis, les cailloux
tourmentés, les laminaires géantes, en interdisent l’usage.
Mais pour ceux qui ne craignent pas“ les pertes, mais lots'
'
que la nature des fonds s’y prête, la raclante est une traîne
'
-
'
SURPRENANTE, à condition d’être effectuée à une allure
extrêmement lente.
'
J ’ai appris la technique de la raclante d’un vieux bon—
homme bougon et miSanthrope qui la pratiquait en solitaire,
'
à l’aviron, sur sa vieille plate, le seul moyen d’après lui d’aller
'
lentement et en silence. Il économisait le plomb en le rem'
'
‘47—__—=—’.
.
.
.
_
_
40. LA GODILLE À POISSON MORT
L’anneau de l’hameçon bute sur le dernier cran de là godille. Le
poisson est pour ainsi dire posé entre les 2 branches supérieures
de l’hameçon triple.
'
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<< croche » dans le creux de son index‘ replié. Et iltire. 'Il
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tire son plomb sur le fond commeuncheva‘l tire
char'
rue. Il tire lentement, aussi lentementque possible. Et en
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tirant, il sent.
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Il sent les pérégrinations du plomb sur le f0nd. Ille sent.
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escalader et dégringoler lespentes. Il le sent frapper dur.
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Il le sent ralentir dans les herbiers. Il le sent laboùrer la vase.
Et frotter le sable. Il le sent s’accrocher. Alors, il donne un
petit coup sec, il augmente la traction et, avec de la chance,
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le plomb repart d’un bond. Il sent qu’il perd le contact du
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fond. Alors, il donne un peu de mou jusqu’à ce qu’il retrouve '
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le fond. Le plomb raclé, « il cause >> et le pêcheur, « il entend».
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La raclante est dévoreuse de matériel. Une calamité. On
ne cesse de perdre plombs et leurres. En outre, elle ne peut
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êtrepratiquée dans tous les fonds. Les éboulis, les cailloux
tourmentés, les laminaires géantes, en interdisent l’usage.
Mais pour ceux qui ne craignent pas“ les pertes, mais lots'
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que la nature des fonds s’y prête, la raclante est une traîne
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SURPRENANTE, à condition d’être effectuée à une allure
extrêmement lente.
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J ’ai appris la technique de la raclante d’un vieux bon—
homme bougon et miSanthrope qui la pratiquait en solitaire,
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à l’aviron, sur sa vieille plate, le seul moyen d’après lui d’aller
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lentement et en silence. Il économisait le plomb en le rem'
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‘47—__—=—’.
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40. LA GODILLE À POISSON MORT
L’anneau de l’hameçon bute sur le dernier cran de là godille. Le
poisson est pour ainsi dire posé entre les 2 branches supérieures
de l’hameçon triple.
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