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Outils de
au fond
il est piqué dans l’appât. De trois manières (voir illustra»
tion 23).
@ il est piqué dans les
comme pour les vifs : montage
très rapide mais qui a pour défaut de décentrer exagéré
"
ment l’hameçon.
»
'
@ il est enfoncé droit dans la bouche et ressort par l’anus.
Montage efficace mais délicat et long à effectuer°
@ ll est enfoncé également dans la bouche mais il ressort
'
latéralement à travers le tissu cartilagineux des ouïes où
il se cale solidement. La pointe est crochée dans le anc,
.
l’ardillon bien
mais la positionlatérale de l’hameçon déséquilibre l’appât et le fait tournoyer. C’est pour'
tant le montage exclusif d’un des pêcheurs experts dont
.
je parlais. Quel est son secret?
Ê.es fragments de poissons
L’angule sans tête
Autrefois les pêcheurs du Finistère ne boëttaient pas leurs
lignesavec des anguilles entières. ils leur tranchaient la tête
et n’utilisaient que les 15 centimètres arrière, afin d’éviter
les « ratages >> dus à la taille longiligne de l’anguille (voir
illustration 24).
Au premier tiers de la partie conservée, ils pratiquaient une
incision superficielle et enlevaient la peau de cette incision
'
jusqu’à la queue. Dans la partie où la peau était intacte,
la solidité était supérieure : ils y enfonçaient l’hameçon. Là
'
où la peau était retirée, l’appât exhalait des senteurs enivrantes de chair fraîche. L’anguille sans tête leur permet—
tait donc de gagner sur deux tableaux : la tenue sur l’hameçon et la sapidité.
Quant à l’hameçon, il était piqué de façon à communiquer
à l’anguille sans tête la sacro—sainte concavité susceptible
de la faire nager et émettre des vibrations. Le corps de
l’anguille était cintré en le coinçant entre l’anneau et la
courbe de l’hameçon.
Excité par la réputation de ce montage, je l’ai expérimenté
maintes fois. En conscience, et, contrairement à mon attente,
'
je ne puis pas dire qu’il m’ait apporté plus de résultats qu’un
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