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La pollution
aquatiques
On y utilise des souches de bactéries (Salmonella-Zyphimurium.) qui ont perdu par mutation la faculté de synthétiser un
acide aminé, l'histidine ; on Cultive ces bactéries sur des
milieux sans histidine, en présence de substance à tester. Si la
substance n‘est pas mutagène, le déVeloppement des bactéries
n'a pas lieu ; dans le cas contraire, la substance provoque une
mutation "réverse", qui red0nne aux bactéries la faculté de syn—
thétiser l‘histidine et donc de se développer.
Le résultat est connu 4 jours après le début du test.
Le SOS Chromotest (1982) est un autre test bactérien (in
vitro) plus rapide (résultat le jour même). Il est basé sur le fait
qu'en cas de mutation, les cellules possèdent certains méca—
nismes de “réparation" de l‘ADN. L'astuce du test consiste à
avoir couple,: par manipulation génétique sur une bactérie
(Esc_herichiacoli), une réaction de réparation, dite ”SOS" et la
synthèse
L'activité enzymatique des bactéries,
"facile a
propbrtionnelle à l'activité de répara.
tion SOS—, qui Üaduituîn effet mutagène.
,
'
Le testmicrbñoyau triton porte sur des larves de triton
(Pleuî0deles walt) vivantes — test in vivo — élevées dans une
'solution du toxique à étudier ; après quelques jours, on examine
au microscope les globules rouges, qui possèdent normalement
un noyau unique, En présence de toxique mutagène,on peut
noter l‘apparition d‘un deuxième noyau (micronayau) qui cor—
respond à une mutation avec aberration chromosomique.
'
De tels tests d‘aberration chromosomique sont également
pratiqués chez les poissons (Ombre. . .).
S'il existe de nombreux tests plus ou moins bien normalisés,
l‘interprétation des résultats de génotoxicité reste toutefois déli—
cate. L'un des principaux problèmes reste le lien entre le pou—
voir mutagène mis en évidence par les tests et le risque cancérogène ou tératogène réel, notamment pour l‘homme.
Il existe en effet dans les organismes de nombreux méca—
nismes de réparation et de régulation qui font que la quasi tota—
lité des mutations sont sans suite ; il n‘en reste pas moins vrai
qu‘une substance repérée comme mutagène peut être dange—
reuse, surtout en cas d'exposition chronique (effet cumulatif).
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