Grottes, failles et surplombs
GRÔTTES, FAILLES
sous des
vers_4 ou 5 mètres.
-
ET SURPLOMBS
Etonnant, non.
_
_
_
_
Eponges : une usme a ltratlon
_
PRES DES OUVERTURES,
Une Petite
““ reco… sombre
LE DOMAINE DES ÉPONGES
La plupart des éponges ont un
et une NOUV€H€ vie se développe, par—
mode de nutrition similaire. Elles
fois près de la surface. Un coup de
Les limites entre milieux différents
pompent l’eau à l’aide de cellules ’
lampe
et
les
couleurs
claquent.
sont des lieux de forte diversité biolomunies
de
flagelles, sortes de
Mostelle,
congre,
corb,
homard,
gique. C’est « l’effet lisière »,
à l’ima—
Petits CllS_d0tés
mouvement
éponges, faux corail : la discrétion est
ge des lisières végétales séparant les
d_e' va—et-vient
tres efcace. L'eau
de règle à l’abri de la
forêts des friches voisines. L'entrée de
aSp1ree
par des pores
_
_
,
,
,
,
,
1nhalants, les ost101es, et ressort
lumière.
cav1tes, separation entrel exte—
par
des orifices
exhalants, les
_
_
_
rieur, éclairé, agité et riche en nourrituOSCU1eS_ Entre—temps, l‘éponge &
;”
re et l‘intérieur, sombre et calme,
«
récupéré » toutes les particules
ne
fait pas exception à la
nutritives nécessaires à sa crois.
_
__
règle.
sance ainsi qu’une
partie de l’oxy—
..
.
.
C'est une zone de choix
_
gene necessaire
a son
,.
_
_,
.
b
b
me.
Les
eponges
sont
arns1
;î
'
"'
’
'
‘
'
.
pouro server
considérées comme des filtreurs
'
_
‘
’
_
_
}'
nombre d'especes f1xees
actifs puisqu'elles sont capables de
ÿ _
_
:
et notamment des
créer un courant d'eau, parfois
,
'g ‘
.
éponges. Celles—ci sont
même utile à d'autres organismes
‘
à l’origine de la plupart
qui leur sont associés. Le travail
_.
des taches colorées à la
des éponges est considérable puis:3 "
Ï
‘… 7
,
surface des rochers.
éponge peUÏ ltrer eme
,
_
w
.
100 et 2000 litres d’eau par tour!
.
_
…
…
_
Une vraie palette de
* "
*
,
_
…
__
'
_
'
couleurs. L’éponge à
___—___—
_
fi _*
_
cratères (Hemimycale
'
;
columella), par exemple,
_
,
_—
.
-
.
.
est caractérisée par ses
une
nouvelle colonie, parfaitement
_'
'
j_
—
ostioles
identique à la précédente. Un mode
@
.
legerement surelevées et
de reproduction sans aucune féconda—
‘ —
'
'
€,
_
___
sa couleur orange pâle.
tion !
_
__
5
_
sg»
L’agélas orangé (Agelas oroides)
»—'
,,
‘
'
'
présente un aspect beaucoup plus
», _
_
QÏ_Î
.“
lisse et globuleux, tandis que, toujours
-.
'
_
.
__\"
ï
dans les mêmes tons,l’éponge épineu—
"\._
_
3,_
se
orange
(Acanthella acuta) apparait
,
Ï:;
-
,_
V
totalement hérissée. La clathrine jaune
,
AÿëlaS orangée
(Clatfm‘na clatfrrus) offre une coloration
"
f
_
‘.
_
plus vive, avec un aspect très contour—
*
.
-
La lumière ne diminue
né, tel un enchevêtrement surréaliste
.
pas seulement avec la Pl0f0ll—
de petits tuyaux. Beaucoup plus discrè—
.
"
_
,
deur mais également SOUS les SUlte,
l’épOnge encroûtante bleuâtre
°};_i'_
_
,
plombs, au fond
des €TOÏÎGS, OU tout
(Ancfrinoe tenacior) forme des colonies
.
simplement le 100% d'une paroi V€lîlCâquasi transparentes allant iusqu’à 10
__
.
le. Cette luminosité réduite va se tra—
centimètres de diamètre
.
__
duire par des changements radicaux du
De taille plus importante, l'éponge
. _
paysage en quelques dizaines de centi—
rognon (Chondrosia reniformis) est une
Ï
*
“
mètres seulement et par l'apparition, à
habituée de la pénombre. Sa forme est
-
_
faible profondeur, d'espèces vivant en
à l'origine de son nom. Abritée de la
,
Î
.
général plus bas. C’est ainsi que le
lumière, elle peut prendre une teinte
_
"
'
corail rouge a déjà été observé à moins
presque blanche. il n'est pas rare d'ob—
’
de 3 mètres de fond, bien abrité de la
server, se détachant des plus gros indi‘
j
'
_
"
lumière au fond d’une grotte, et que les
vidus, des sortes de coulures arrivant
.
gorgones rouges, habituelles alu—delà
]usqu'au sol. Le «morceau » qui abou—
,
de 30 mètres, peuvent se développer
tit sur le fond pourra ensuite former
GRÔTTES, FAILLES
sous des
vers_4 ou 5 mètres.
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