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VIENS CHEZ MOI,
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]’HABITE CHEZ UNE GORGONE
Le harem du barbier
Certains animaux, agissant
_
en véritables squatters,
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Le premier animal qui saute aux yeux du plongeur « profond » de
profitent du support
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Méditerranée est sans conteste le barbier (Antbias antbias), dont les
provi d enti el offert par
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bancs parfois compacts se rencontrentlelong des tombantsà par—
les animaux décrits
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tir d'une trentaine de mètres, même s‘il arrive parfois qu'ils s'ap,
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prochent plus près de la surface.
precedemment _
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Aussi curieux que cela puisse paraître, le barbier appartient à
SUÏÏOUÎ les gor—
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la famille des serranidés, c’est—à—dire celle du loup, du mérou
gones, car les
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ou du serran. L‘organisation sociale de ce poisson est celle du
éponges sécrètent
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hare‘m, composé d’un mâle dominant, caractérisé par ses
des substances
…
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longues nageoires pelviennes terminées de jaune, et de pluempêchant d'autres
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sieurs femelles. Comme
chez la plupart
des poissons,
le mâle
animaux de se fixer
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arbore une l1vree tres colorée en periode
de fra1, comportant
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notamment de superbes stnes bleutees. Le barbier se nourrit des
sur elles _ afin de me
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petites particules présentes dans l‘eau, et cherchera donc en per—
lever leur part de nourri—
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_manence le courant, à l'instar de ses cousins tropicaux.
ture dans le courant.
.
.
L‘alcyon encroûtant (Alcyonium
coralloides) peut passer inaperçu aux
Un barbier, bête habituel du corallz'gène
yeux du plongeur car sa couleur est
.
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proche de celle de la gorgone rouge
sur laquelle il vit fréquemment. Sans
squelette, ce cnidaire utilise à son
les particules nutritives et qui lui sert
teuse et à ses longues << épines >>,
profit l'axe corné sécrété par les gor—
aussi à respirer. L'animal se rétracte
savent aussi pf0fîï€r du support des
genes, en repoussant progressivement
dans son tube au moindre danger et il
gorgones.
L’éponge, au développeles tissus de la colonie originale.
faut donc approcher avec douceur pour
ment beaucoup plus rapide, finit par
Contrairement aux gorgones, les
le photographier.
éÎOUÎf€T SON hôte dont elle “€ CONS€T'
POlÿpes de l’alcyon encroûtant sont
De nombreux bryozoaires, enfin,
vera que le squelette corné.
blancs, ce qui permet de distinguer les
utilisent les gorgones comme support.
Enfin. ce rapide tour d’horizon des
deux espèces sans l’ombre d'un doute.
Deux d’entre eux sont communément
squatters sous—marins des tombants
Il est également possible de rencontrer
rencontrés. La rose de mer, déjà évo—_
pTOÎOHdS serait incomplet sans le
des alcyons encroûtants posés directe—
quée précédemment et le bois—de-cerf
gonocéphale, toujours perché sur des
ment sur le rocher, mais les colonies ne
(Smittina cervicomis), bryozoaire souvent
gorgones €Î déployant ses … bras
dépassent pas alors quelques centi—
confondu avec son cousin l’adeonelle
abondamment ramifiés afin de captu'mètresde haut.
(Adéonella calveti), aux branches aplaties
rer les PYO΀S aux mœurs nocturnes.
Les salmacines (Salmacina sp.) son‘t
et d’apparence plus élancée. Les tenLa
rencontre
de cet échinoderme
des colonies de petits vers tubicoles
tacules sont bien visibles sur cette
n’est pas frequente en Mediterranee
qui utilisent très fréquemment les gor—
espèce et lui donnent son aspect duveen
de son
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la
gones comme support. Chaque animal
teux. Les gorgones rouges constituent
lumiere, contrairement a ses COUSINS
vit dans un tube calcaire blanc et est
son support privilégié.
de la mer
faudra plonger SUÏ
totalement indépendant de son voisin.
Certaines éponges, comme l'éDOH'
les tombants
tres profonds, au-dela
Le ver dispose d'un panache, difcile—
ge épineuse blanche (Pleraplysilla spinide 50 metres,
pour 1 apercevorr,
bras
ment visible, qui lui permet de capter
fera), reconnaissable à sa couleur lai—
T€CYOQU€VIU€S dans la ]ournee.
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Bl‘yozoaiœ
Alcyon encr‘gûtant sur gorgone
Variété albinos d'alcyon encroûtant
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