Grottes, failles et surplombs
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| EPAVES, GROTTES ET TOMBANTS A MARSEILLE
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La région de Marseille regorge de sites de plongée intéressants pour
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le plongeur biologiste. Outre les nombreuses épaves qu'il est toujours
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captivant de visiter (le Dalton et le Cñaoaen sur l’île du Planier, le Liban sur
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l'île Maire), la côte et les îles qui lui font face offrent de magnifiques tombants couverts de gorgones rouges…Les plongées sur les épaves per—
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mettent d‘observer à la fois la faune classiquement rencontrée dans ce
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type de milieu, quelle que soit la profondeur (congres, homards,
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goustes), mais également, puisque la profondeur s’y prête généralement,
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une faune de l’ombre comme les barbiers, en bancs souvent compacts,
les gorgones rouges, supportant parfois, si l'on a de la chance, un gor,
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gonocéphale (Astrospartus mediterraneus) aux bras recroquevillés. Le
geur « bio » doit toutefois savoir faire place parfois au simple contem—
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plateur qui sommeille en chacun de soi et il serait assurément
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malheureux de plonger sur une épave grandiose comme le Liban une
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loupe à la main pour traquer la petite bête !
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Visite d’une épave
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La visite d’une épave au—delè d’une vingtaine de mètres ne s‘improvise
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pas. Elle cumule souvent les risques de la plongée profonde et de l'explo—
ration d‘un milieu artificiel recélant ses dangers propres : tôles déchiqUe'
tées, cales obscures où sédimente la vase, filets perdus La palanquée doit
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être accompagnée d‘un guide connaissant bien les caractéristiques de
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l’épave et de ses vestiges : profondeur, dimensions, position sur le fond,
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plan, état de conservation et dangers particuliers. il faut de plus respecter
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quelques règles :
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Renoncez à plonger si la visibilité est faible.
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Veillez à plaquer contre vous tous les flexibles d’alimentation en air.
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N'accrochez rien à la ceinture. Couteau, lampe et gants sont indispen—
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sables.
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N’explorez qu'une partie de l'épave si celle-ci est de grandes dimen—
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sions. Commencez par la partie la plus profonde et terminez la plongée par
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l'exploration des superstructures.
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Ne rentrez jamais dans les parties closes et obscures comme les cales,
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surtout s'il n'y a qu’une seule entrée. Soyez très prudent même si l'on aper'
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çoit la lumière du jour par une autre sortie : quelques cOups de palme peu—
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vent remettre en suspension les particules de vase et rendre la visibilité
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nulle, malgré l’appoint de la lampe. Evitez de rentrer à plusieurs dans une
partie close ou semi-close. Un coéquipier attend toujours à l'extérieur
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Mémorisez votre parcours en prenant des jalons qui ne manquent pas
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sur une épave : coursives, bastingages, mât de charge, bossoirs, etc.
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Dans les passages délicats, tenez compte de votre << épaisseur » due au
Le tombant des Farillons est l’un des
bloc. Si vous sentez la moindre résistance, ne forcez jamais et reculez sans
plus beaux à déCOUVTÎT dans la région. La
vous retourner.
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clarté de l’eau, lorsque le temps S'Y
prête, permet de conserver quelques
souvenirs impérissables des plongées
qui y sont effectuées. Le tombant, cou—
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vert de gorgones rouges, dévoile la faune
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