Le guide du littoral
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Le Capo di Metro
Les lézards du
‘
vu du large
comte moldave
En 1887, le prince Roland Bonaparte
« Les lézards sont bien répandus et très fa—
(1858—1924), petit—fils de Lucien Bonaciles à observer sur tout le littoral. A Capo
parte, découvre la Corse. Il en rapportera
di Mure, peut—être aurez—vous le privilège
une relation de voyage, témoignage pré—
d'admirer le très noble lézard de Bedriaga
cieux sur la Corse a la fin du XIXe siècle,
(Archaeolacerta bedriagae). Il se distingue
qui prend un sens particulier en raison de
du lézard tiliguerta, commun sur toutes les
la personne même de son auteur.
côtes rocheuses, par sa taille plus grande ——
Evoquant la plaine faisant suite à la poinjusqu'à 20 cm
et surtout
50” corps
te de Mucchio Bianco et les environs de
nettement aplatt. Ce magnifique
animal
Pianotolli—Caldarello, Roland Bonaparte
6“ abondant dans
les régions monta—
écrit: « En été, c‘est l‘image du désert ,' les
g716uœs de l‘ile, Jusqu ‘aux plus hauts
som—
villages sont abandonnés par leurs habi—
mets _(2 70_0 m). Il aete
etudie POW
la
tants qui ont été se mettre à l'abri des
premterefozs et de maniere approfondie, en
fièvres dans les régions plus élevées. [...] La
18833 par le comte Ïak0v Vladtnuroms
verdure a disparu, la terre jaunâtre se des—
Bedrtaga, grand naturahste russe ne en
sèche sous un soleil ardent et répand, dans
Moldavie.
l ‘atmosphère surchauée, une poussière in—
« Le lézard de Bedriaga est une espèce très
supportable ; plus une goutte d‘eau, tous
ancienne, que l'on ne rencontre qu'en Corse
les torrents sont à sec, la fièvre, l‘horrine
et en Sardaigne. En Corse, quelques popumalaria, règne seule sur cette solitude. »
lations complètement isolées subsistent en
Roland Bonaparte revient ensuite à
quelques points du littoral, comme a Capo
Propriano, d‘ou il embarque sur un navire
dt Muro ,“ elle ne sont plus en
& destination d'Ajaccio : « Le Bocognano
les populations des montagnes. L?
lezard
double bientôt le cap Muro, qui limite la
de Bedrzaga serait arrzve “_” l‘antique
bloc
baie d'Ajaccio au sud. Le tableau qui s'of—
cordo—sarde, il y a six millions
ou
frit alors à notre vue était d‘une beauté su—
peut—être à une époque ble” anteneure €”Î
blime. Les montagnes de l‘ile, dont les fiers
CO”- Répandu
alors sur _ZÛW le littoral, ll
sommets étaient couverts de neige éblouis—
“Wall
été repoussé vers l‘intérieur par
l‘ar—
sante, semblaient s‘élever à une hauteur
rtvée, au début
du quaternatre Î_Zly
a un
prodigieuse dans l‘atmosphère, et leurs fines
7‘7‘7dh‘m d‘années _
competzteur plus
silhouettes resplendissantes se découpaient
moderne ": le lezard tiliguerta.
avec une netteté extraordinaire sur un ciel
« Alors, si vous voyez un lézard de Bedria—
bleu sans nuage. Au-dessous, la zone
ga, calmement installé sur un granit au so—
sombre des forêts et des maquis contrastait
leil, songez au vertigineux saut dans le
vigoureu‘sement avec les vagues azurées de
passé dont témoigne sa présence en ce lieu. »
la Méditerranée, étincelante
de lumière, au
Michel Delaugère.
mtheu desquelles évoluatent des bandes de
dauphins qui, à chaque plongeon, faisaient
___—
jaillir des ots d‘écume blanche que la brise
conduit à une statue de | a Vierge,
emportatt au lozn. je n'ai jamais vu un
que l‘on voit au loin . le monument
Specmde
beau- » (R015md B_0”apams
a été élevé par la piété des habitants
Une_excur319n en C°r_SC lPam>
et sans doute des marins de la ré—
La]m Rép……)
1982)
gion ; la branche droite, toujours en
direction de l‘ouest, s'inéchit bien—
ne débouchent que sur un maquis à
tôt _vers le nord.
Elle ÎbOU_ÜÎ
une
peu près infranchissable. Prenez
(rjnars_on rumee.
VOUS etes … a une
,
_
izaine de minutes de marche de la
donc, sagement, la direction de
tour de Capo di Muro que l'on dis—
l'ouest. Le sentier se divise bientôt
en deux branches : celle de gauche
Tourgénoi5e de Capo di Muro. la»
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