Le guide du littoral
Les mystères de la carte de Ptolémée
,”
.,
Au 116 siècle de notre ère, le géographe et
Ptolémée serait « une carte marine,destinée
astronome Ptolémée réalise une carte du
surtout aux navigateurs, à en juger par la
‘
monde connu, dont la copie grecque la plus
proportion élevée de repères côtiers utiles
ancienne est conservée à la Bibliothèque
aux marins ».
vaticane, Où elle
855 répertoriée
sous le nom
L‘explication était séduisante, mais les co-‘
ÊÊ C£dÊX V3Ê{C“mIËS
ordonnées données par Ptolémée ne carrés—‘
(…
d..
toral italien. Pour la Corse, Ptolémée dé—
compte îu
ne
de
8 .3,0 entr; lednord
termine la latitude et la longitude de
—ZqËe
ÿlqæ
etre m.. ÎÏ—
f
temps intrigué les
car Si certains
réelle et déduire par la suite la position
d‘entre eux correspondaient a des sites bien
exacte des points inconnus de la carte de
identiés, d‘autres restaient totalement in—
P
l'
,
M
»
M
n‘ ._ M
l=
connus. Dans tous les cas, les coordonnées
to ”M"
me
oracc
”“
aze
’
,
,
…
.
.
R. Boznard et leurs collaborateurs ont alors
de Ptolemee paratssatent largementerro—
,
.
.,
.
,
.
.
nées.
verifie surle
terratn l existence
de vestiges
_
_
anciens, tours, foyers, voue chapelles: « Il
En
Mme
avec
s‘agissait de'confirmer qu‘un véritable ser—
a P7'0P036 une
vice des ”Phares et Balises “
a été assuré
0ÎlgmÉd‘î
de cette
carte de Ptolemee f
«
par les moines, après l‘avoir été très certai—
detecte a ce ]0_W plus
cent cznquan—
nement, d‘abord, par l ‘administration im—
te.sttes romatns dans [de,
datables du de—
périale [romaine ] »_ Les résultats ont été
but de la pért0de impériale pour la plupart
probants.
d‘entre eux. [...] Comment se fait—il que
_
_
_
_
l|0n trouve si peu d‘indieation sur la carte
Divers terrains du Conservatozredu
littoral
de Ptolémée rédigée au [le siècle de notre
conservent ainsi
le souvenir, votre les ves—
ère ? » A partir de cette interrogation ini—
ages, de ce systeme
romain de signalisation
tiale, Mme Motacchini—Mazel constate
maritime,
a F1cana (commune de Pianoque les cinquante—deux noms mentionnés
tollz—Caldarello)
et au Sacrum
Promon—
par Ptolémée « désignent des promontoires,
tor1um
(commune de
notamment.
des ports et des golfes, des débouchés de
D autres emplacements
ont ete reoocupes
euves, des rivages et au moins deux mon—
par des tours
genozses.
tagnes ». Poursuivant son raisonnement,
'
( « La Corse selon Ptolémée », par G. Mo—
Mme Moracchini—Mazel avance l‘hyporacchini—Mazel et R. Bainard, in Cahiers
thèse suivant laquelle cette carte de
Corsica, Bastia, 1989, pp. 128—130.)
.
Le chroniqueur Giovanni della
condamnée et ses adeptes extermi—
Grossa (1388—1464) rapporte qu'après
nés en 1355 ; mais le mouvement
1344, sous l'inuence des frères bâ—
avait marqué les esprits. Trois ans
tards du seigneur Guglielmo della
plus tard éclate dans le nord—est une
Rocca, se forme une congrégation
révolte contre les fé0daux. Conduite
d'hommes et de femmes prônant la
par Sambucuccio d'Alando, elle
mise en commun de tous les biens.
s'étend bientôt à la plus grande parOn les appellera les « giovan—
tie de l'île. En 1359, une médiation
nistes », soit parce qu'ils se réunisest tentée par le propre frère du do—
saient dans une église consacrée à
ge de Gênes à la demande des bel—
saint Giovanni, soit par référence à
ligérants. Elle aboutit à un accord
un
moine franciscain, Giovanni
au terme duquel la Corse va se trou—
Martini, prêcheur de la congrégaver pratiquement scindée en deux :
tion. L'hérésie ne tardera pas à être
la partie nord—est de l'île (ou « En—
274
Les mystères de la carte de Ptolémée
,”
.,
Au 116 siècle de notre ère, le géographe et
Ptolémée serait « une carte marine,destinée
astronome Ptolémée réalise une carte du
surtout aux navigateurs, à en juger par la
‘
monde connu, dont la copie grecque la plus
proportion élevée de repères côtiers utiles
ancienne est conservée à la Bibliothèque
aux marins ».
vaticane, Où elle
855 répertoriée
sous le nom
L‘explication était séduisante, mais les co-‘
ÊÊ C£dÊX V3Ê{C“mIËS
ordonnées données par Ptolémée ne carrés—‘
(…
d..
toral italien. Pour la Corse, Ptolémée dé—
compte îu
ne
de
8 .3,0 entr; lednord
termine la latitude et la longitude de
—ZqËe
ÿlqæ
etre m.. ÎÏ—
f
temps intrigué les
car Si certains
réelle et déduire par la suite la position
d‘entre eux correspondaient a des sites bien
exacte des points inconnus de la carte de
identiés, d‘autres restaient totalement in—
P
l'
,
M
»
M
n‘ ._ M
l=
connus. Dans tous les cas, les coordonnées
to ”M"
me
oracc
”“
aze
’
,
,
…
.
.
R. Boznard et leurs collaborateurs ont alors
de Ptolemee paratssatent largementerro—
,
.
.,
.
,
.
.
nées.
verifie surle
terratn l existence
de vestiges
_
_
anciens, tours, foyers, voue chapelles: « Il
En
Mme
avec
s‘agissait de'confirmer qu‘un véritable ser—
a P7'0P036 une
vice des ”Phares et Balises “
a été assuré
0ÎlgmÉd‘î
de cette
carte de Ptolemee f
«
par les moines, après l‘avoir été très certai—
detecte a ce ]0_W plus
cent cznquan—
nement, d‘abord, par l ‘administration im—
te.sttes romatns dans [de,
datables du de—
périale [romaine ] »_ Les résultats ont été
but de la pért0de impériale pour la plupart
probants.
d‘entre eux. [...] Comment se fait—il que
_
_
_
_
l|0n trouve si peu d‘indieation sur la carte
Divers terrains du Conservatozredu
littoral
de Ptolémée rédigée au [le siècle de notre
conservent ainsi
le souvenir, votre les ves—
ère ? » A partir de cette interrogation ini—
ages, de ce systeme
romain de signalisation
tiale, Mme Motacchini—Mazel constate
maritime,
a F1cana (commune de Pianoque les cinquante—deux noms mentionnés
tollz—Caldarello)
et au Sacrum
Promon—
par Ptolémée « désignent des promontoires,
tor1um
(commune de
notamment.
des ports et des golfes, des débouchés de
D autres emplacements
ont ete reoocupes
euves, des rivages et au moins deux mon—
par des tours
genozses.
tagnes ». Poursuivant son raisonnement,
'
( « La Corse selon Ptolémée », par G. Mo—
Mme Moracchini—Mazel avance l‘hyporacchini—Mazel et R. Bainard, in Cahiers
thèse suivant laquelle cette carte de
Corsica, Bastia, 1989, pp. 128—130.)
.
Le chroniqueur Giovanni della
condamnée et ses adeptes extermi—
Grossa (1388—1464) rapporte qu'après
nés en 1355 ; mais le mouvement
1344, sous l'inuence des frères bâ—
avait marqué les esprits. Trois ans
tards du seigneur Guglielmo della
plus tard éclate dans le nord—est une
Rocca, se forme une congrégation
révolte contre les fé0daux. Conduite
d'hommes et de femmes prônant la
par Sambucuccio d'Alando, elle
mise en commun de tous les biens.
s'étend bientôt à la plus grande parOn les appellera les « giovan—
tie de l'île. En 1359, une médiation
nistes », soit parce qu'ils se réunisest tentée par le propre frère du do—
saient dans une église consacrée à
ge de Gênes à la demande des bel—
saint Giovanni, soit par référence à
ligérants. Elle aboutit à un accord
un
moine franciscain, Giovanni
au terme duquel la Corse va se trou—
Martini, prêcheur de la congrégaver pratiquement scindée en deux :
tion. L'hérésie ne tardera pas à être
la partie nord—est de l'île (ou « En—
274
