Le guide du littoral
_
‘
,
Ëth exemple Æe patrimoine rural :
.
le cas de
Lors du colloque organisé à l'Assemblée na—
108 millions en 1990. [...] Le prix des
tionale, les 11 et 12 juin 1991, le maire de
terres agricoles atteint 650 000 francs ] 'hecRamatuelle, M. Albert Raphaël, évoquait
tare & Ramatuelle, soit dix fois plus que
les menaces pesant sur les paysages des
dans l‘intérieur du Var. »
.
Maures, ainsi que le devenir
des 750 hec—
Sans pour autant méconnaitre les eets bé—
tares de vignoble de la region de Rama—
néficiques du tourisme sur l‘économie locatuelle.
« Paradoxalement,
les pouvozrs
le, M. Raphaël souhaitait que l‘on prenne
publics
eux—memes précipitent
la dZSpfm'
en compte les autres réalités économiques de
non
qui,
sur le htm:
la région où, selon lui, on ne saurait se
ral, est dmteret general.
D une part, plutot
contenter d‘une « mono—acitivité touristique ».
que de conforter l'existence d‘un vignoble
_
d‘intérêt général sur le littoral, l‘Etat, sous
M' Raphaël appelait
de ses vœux « des
l‘impulsion de la CEE, encourage sa des—
mesures énergiques pour préserver le
truction. D‘autre part, les droits de succes—
littoral »: ”"” seulement les caps et les
sion sur les terrains agricoles sont basés sur
grands ensembles forestiers, mais aussi les
les valeurs foncières "touristiques". [...] En
ensembles agricoles; Il insistait pour que 593
obligeant les héritiers & vendre, le paiement
mesures « soient appropriées à la réalité de
des droits de succession aura, dans les dix
l‘espace vécu »- Et de proposer « une mai—
ans qui viennent, un eet catastrophique
trise foncière publique des sites les plus sen—
sur le vignoble littoral si aucune réforme de
5179163, 6” o‘rant aux propriétaires des prix
la fiscalité n‘intervient. »
suisamment‘attractzfs », puis une gestion
Le maire de Ramatuelle évoquait ensuite la
a”… acquis tenant compte du
pression touristique : « Ramatuelle compte
« role joue par
l‘homme dans la formation
1 956 habitants permanents en
et
et l‘entretien des espaces ruraux ». En
environ 30 000 durant la saison estivale,
d‘autres termes, faire en sorte que ces es—
50 000 le jour en comptant les visiteurs. »
paces conservent leur aspect de patrimoine
Dès lors, la ambée du prix des terrains est
culturel rural. N‘est—ce pas en eet ce qui
considérable _. « Il s‘y est échangé pour 71
constitue le charme de cette région et ex—
millions de francs de terrains en 1989 et
plique son POWOÜ d‘attraction ?
1.
Du mas de Gigaro au cap
sable, puis le sentier grimpe, des—
Lardier : 1 h 20 de marche.
cend, serpente dans une végétation
2. De la pointe du Canadel (L'Esca—
de maquis OÙ abondent les chênes
let) au cap Taillat ; 1 h de marche.
verts. Après une petite demi—heure
Du mas de Gigaro à L'Escalet (ou
de marche, on atteint la pointe de la
l'inverse) ; 3 h 40 de marche.
_
Douane, puis la belle anse sablon—
neuse par laquelle on accède au
De L'Escalet au cap Lardier
cap Taillat (également appelé cap
parle cap Taillat
Cartaya). Cette langue de sable est
Si une promenade depuis le mas de
un de ces tombolos constitué par
Gigaro au cap Lardier est particuliè—
les apports alluviaux et les courants
rement belle, celle qui conduit de
marins, transformant au fil des
L'Escalet au cap Lardier ne l'est pas
siècles des îles en presqu'îles.
moms.
En venant de L'Escalet, il est tentant
Après le parking de L'Escalet, une
de passer sur la partie orientale de
petite maison de douaniers marque
la presqu'île du cap Taillat : n'en
l'entrée du sentier littoral. On dé—
faites rien, à moins d'être préparé à
gringole d‘abord vers une plage de
faire quelques acrobaties (le sentier
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