Le guide du littoral
___—__®
Èes incendies : des désastres relatifs ?
Les incendies des forêts et des garrigues mé—
d ‘incendies plus courts — environ trente
diterranéennes sont spectaculaires et large—
ans pour les formations forestières, et moins
ment médiatisés. On reste consterné devant
de dix ans pour les garrigues et maquis —'
ces étendues ravagées, ces troncs calcinés et
font apparaitre un risque de changement
les cendres hurniques fumant encore, déga—
écologique durable, et, de toutes façons, une
geant une odeur âcre caractéristique de ces
baisse généralisée de la productivigé biolodésastres périodiques. Et l‘on s‘interroge sur
gique des milieux concernés. [...] Pourtant,
la possibilité pour la nature de reprendre le
ponctuellement, certaines parties de massifs
dessus.
boisés, soumis à des climats particulièreDans une étude récente, an—Paul Hetier,
ment favorables aux incendies (vent, _3é”
chercheur à l‘IARE (Institut des aménage—
cheresse)
et dzcdes pour la regenerauon,
ments régionaux et de l‘environnement) se
possedant _”” relief tourmenté rendantla
montre pourtant relativement rassurant. Il
lutte dZJClle: ou agencees
de telle maniere
écrit en eet _. « En se plaçant sur le très
concernees par
la plupartdes
long terme, on peut dire que si l‘intervalle
incendies
du ”?“—””?
ou
encore soude temps entre deux incendies successifs sur
a des
economtques et sociaux
un même lieu dépasse cinquante ans, il n‘y
majeurs, dépassent actuellement ces fre—
a pas en général de u
c at astroph e écolo—
quences critiques
d‘incendie et sont squmtses
gique
"
ni de changement écologique du—
a
des dégradations durables, vozre trrever—
rable, car les formations végétales actuelles
SlbleS' Les _masszfs forestiers possédant ces
ont le temps de se reconstituer grâce à leurs
caracténstzquessont
bien souvent lacalzses
possibilités de régénération. Certaines for—
le
du littoral. »
Hetter,
mations basses ou arbustives (garrigues,
Elements pour une gesuon e°°1°%îque
maquis) peuvent même supporter des inter—
des espaces foresuers med1terraneens,
valles plus faibles, de l‘ordre de quinze &
RE/Consemwrœ
du lr0ml: M0nïPel“
vingt ans. En revanche, les intervalles
lier, 1992)
‘
@ ___—___—
par un particulier,Ce bois a été
Presqu'île de Giens
aménagé par la municipalité en cir—
La presqu'île de Giens est souvent
cuit rustique d'activité de plein air.
citée dans les manuels de géogra5,. Bois de Courbebaissé
phie comme un exemple des forma—
5ha (commune du Pradet).
tions sableuses et limoneuses, ou
« tombolos »
,
qui nissent au cours
Carqueiranne :
des siècles par rattacher une île à la
domaine de Fontbrun
Côte. C'est ainsi que tout le tombolo '
Un peu après le centre de Carquei—
entre Hyères
et Giens est constitué
ranne, au nord—ouest sur un versant
de salines et d'étan$5,V€rs,l'eStf
du mont des Oiseaux, le d0maine
une zone
urbamsee
| ouest
de Fontbrun, également appelé forêt
e_la
D 97“ Le Çonservatpwe El ac—
dela Sabatière, s'étend sur 17 hec—
gum,
sur
la partie
ouest, a la
tares.
es salines, un etangs de dix hec_
tares : il s'agissait de protéger une
_
zone sensible, où la fréquentation
quelranne)‘
estivale est forte comme sur toute la
L‘essentiel du terrain se compose de
presqu'île, et qui sert en hiver de re—
pins d'Alep et d'une garrigue où do—
fuge_ à des oiseaux venus notam—
minent les chênes kermès. Un tra—
ment de Camargue à l'époque des
vail de réhabilitation a été entrepris.
grands ff0Îd5«
il prendra tout son sens lorsqu'il
de 1ŒStagnä‘fH
A cès
pourra s'étendre aux e5paces aVOIS."
D
nant5‘
"
'
venant d‘Hyères.
256
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Èes incendies : des désastres relatifs ?
Les incendies des forêts et des garrigues mé—
d ‘incendies plus courts — environ trente
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ment médiatisés. On reste consterné devant
de dix ans pour les garrigues et maquis —'
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font apparaitre un risque de changement
les cendres hurniques fumant encore, déga—
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5ha (commune du Pradet).
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Carqueiranne :
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domaine de Fontbrun
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Un peu après le centre de Carquei—
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tares : il s'agissait de protéger une
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L‘essentiel du terrain se compose de
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