Le guide du littoral
—
'
A l'exception de la Camargue (du — formes variées suivant la natufe:2zçäjgÿïj_;î'
moins dans sa partie située entre le
littoraux concernés.En
Petit et le Grand Rhône), les dépar—
elle complète la
tements des Bouches—du—Rhône, du
tuée au titre de la réserve
Var et des Alpes-Maritimes ont une
et du parc régional ; ailleurs,
caractéristique commune : celle de
s'adapte aux circonstances
connaître une formidable pression
situations, dont certainesSont irre—
d'urbanisation, qu'il s‘agisse du dé—
versibles, comme dans les Alpes
veloppement de cités industrieuses
Maritimes, où la quasi
comme Marseille ou Toulon, ou
littoral est urbanisé. Le
d'un urbanisme principalement résitoire doit en outre faire face à_C‘ëSZSÏÊ;‘1ÏÏ
dentiel, permanent ou estival, de
éaux que sont les incendies, dont
Toulon à Menton. Une enquête me—
les causes sont la négligence,
née par des journalistes du Point, en
prudence} ou l'intention criminelle“
juin 1991, ne craignait pas dléV0dans les domaines de la Côte
quer « une forme de 5UÎCÎd€ » à
près de Marseille, à Cassis,
propos de la POUVSUÎ΀ OU du déve—
de Cavalaire et de La Croix—Valmer;
loppement de nouveaux pro—
ce sont ainsi des centaines
grammes immobiliers.
tares de végétation détruite que le
Dans ce contexte, l'intervention du
Conservatoire s'emploie à réhabili=r‘
Conservatoire du littoral prend des
ter…
___—0 M
Un suicide ?
‘
.
« Maires et promoteurs s‘appuient sur cette
signer des permis de construire à tour de;
demande potentielle pour multiplier les pro—
bras et les autres font tourner les béton—
grammes immobilier. Sans aucunement te—
nières. [...] Que reste—t—il de la nature et de
nir compte des phénomènes de saturation,
la côte?
‘
—,
et sans se rendre compte que la bétonnite
« Or les raisons économiques avancées par
outrancière tuera inéluctablement la poule
certains _ niveau de …}; des autochtones,
aux œufs d'07”; comme elle l'a fait en
emplois, rentabilité des équipements
Espagne. Ef' ayant
même 095 aveuglement
tiques — ne tiennent même plus. Déjà la
qui
ce POW le P7”0fiZ immédiat
mévente immobilière s‘est installée sur la
SW l‘économie à long terme.
Côte d'Azur. Défense d‘en parler,-bien
sûr;
« L‘exemple le plus agrant de cette forme
« Beaucoup de professionnels ont construit
de suicide se rencontre sur la Côte d‘Azur,
—
et continuent de construire —— des "pe—
‘
et'plus généralement sur la côte mêditerra—
tites surfaces”, studios ou deux—pièces mi—, ‘ “
néenne. Berceau de tant de civilisations, el—
nuscules. On vous vend, l‘hiver, du rêve :
le risque de mourir, dégurée à jamais par
palmiers et indigo & gogo sur la superbe …
la nôtre. Songeons qu‘en France, elle est
brochure. Et puis vient l ‘été. Dans 18
parcourue et habitée par au moins 10 mil—
mètres carrés, avec, pas loin, la route du
lions de touristes chaque année. Des mil—
bord de mer, les voitures pare—chocs contre
liers det0nnes de déjections humaines ,— un « pare—chocs, lesvapeurs d‘essence, la densité
milliard de litres d‘eaux usées ,- desmon—
de la foule des estivants et, surtout, le bruit,
ceaux d‘ordures & rejeter chaque jour l‘été ;
le rêve débouche SW l‘enfer. Vous
“_”
des embouteillages monstres ; une
an ou deux, ou W0ÏS: le temps de donner
le
nelle odeur d‘essence le long des routes cô—
change aux amis. Et puis la vérité s‘impo—
tières ,- le …coude—à—c_oude,sur les PZGgGS- La
se. Aujourd‘hui, beaucoup commencent
a
Côte d'Azur estsaturée les élus le savent,
revendre... »
les promoteursaussi, mais tous ferment les
(Frédéric Lewino et}ean—Herre Adine,
yeuxet les.»o_reilles. Les uns c0ntinuent de
Le Point, 1 0 juin 1991.)
242
,
—
'
A l'exception de la Camargue (du — formes variées suivant la natufe:2zçäjgÿïj_;î'
moins dans sa partie située entre le
littoraux concernés.En
Petit et le Grand Rhône), les dépar—
elle complète la
tements des Bouches—du—Rhône, du
tuée au titre de la réserve
Var et des Alpes-Maritimes ont une
et du parc régional ; ailleurs,
caractéristique commune : celle de
s'adapte aux circonstances
connaître une formidable pression
situations, dont certainesSont irre—
d'urbanisation, qu'il s‘agisse du dé—
versibles, comme dans les Alpes
veloppement de cités industrieuses
Maritimes, où la quasi
comme Marseille ou Toulon, ou
littoral est urbanisé. Le
d'un urbanisme principalement résitoire doit en outre faire face à_C‘ëSZSÏÊ;‘1ÏÏ
dentiel, permanent ou estival, de
éaux que sont les incendies, dont
Toulon à Menton. Une enquête me—
les causes sont la négligence,
née par des journalistes du Point, en
prudence} ou l'intention criminelle“
juin 1991, ne craignait pas dléV0dans les domaines de la Côte
quer « une forme de 5UÎCÎd€ » à
près de Marseille, à Cassis,
propos de la POUVSUÎ΀ OU du déve—
de Cavalaire et de La Croix—Valmer;
loppement de nouveaux pro—
ce sont ainsi des centaines
grammes immobiliers.
tares de végétation détruite que le
Dans ce contexte, l'intervention du
Conservatoire s'emploie à réhabili=r‘
Conservatoire du littoral prend des
ter…
___—0 M
Un suicide ?
‘
.
« Maires et promoteurs s‘appuient sur cette
signer des permis de construire à tour de;
demande potentielle pour multiplier les pro—
bras et les autres font tourner les béton—
grammes immobilier. Sans aucunement te—
nières. [...] Que reste—t—il de la nature et de
nir compte des phénomènes de saturation,
la côte?
‘
—,
et sans se rendre compte que la bétonnite
« Or les raisons économiques avancées par
outrancière tuera inéluctablement la poule
certains _ niveau de …}; des autochtones,
aux œufs d'07”; comme elle l'a fait en
emplois, rentabilité des équipements
Espagne. Ef' ayant
même 095 aveuglement
tiques — ne tiennent même plus. Déjà la
qui
ce POW le P7”0fiZ immédiat
mévente immobilière s‘est installée sur la
SW l‘économie à long terme.
Côte d'Azur. Défense d‘en parler,-bien
sûr;
« L‘exemple le plus agrant de cette forme
« Beaucoup de professionnels ont construit
de suicide se rencontre sur la Côte d‘Azur,
—
et continuent de construire —— des "pe—
‘
et'plus généralement sur la côte mêditerra—
tites surfaces”, studios ou deux—pièces mi—, ‘ “
néenne. Berceau de tant de civilisations, el—
nuscules. On vous vend, l‘hiver, du rêve :
le risque de mourir, dégurée à jamais par
palmiers et indigo & gogo sur la superbe …
la nôtre. Songeons qu‘en France, elle est
brochure. Et puis vient l ‘été. Dans 18
parcourue et habitée par au moins 10 mil—
mètres carrés, avec, pas loin, la route du
lions de touristes chaque année. Des mil—
bord de mer, les voitures pare—chocs contre
liers det0nnes de déjections humaines ,— un « pare—chocs, lesvapeurs d‘essence, la densité
milliard de litres d‘eaux usées ,- desmon—
de la foule des estivants et, surtout, le bruit,
ceaux d‘ordures & rejeter chaque jour l‘été ;
le rêve débouche SW l‘enfer. Vous
“_”
des embouteillages monstres ; une
an ou deux, ou W0ÏS: le temps de donner
le
nelle odeur d‘essence le long des routes cô—
change aux amis. Et puis la vérité s‘impo—
tières ,- le …coude—à—c_oude,sur les PZGgGS- La
se. Aujourd‘hui, beaucoup commencent
a
Côte d'Azur estsaturée les élus le savent,
revendre... »
les promoteursaussi, mais tous ferment les
(Frédéric Lewino et}ean—Herre Adine,
yeuxet les.»o_reilles. Les uns c0ntinuent de
Le Point, 1 0 juin 1991.)
242
,
