Le guide du littoral
.
La
bonnaise » revit et retrouve un envi—
ronnement privilégié.
«
ar
onnarse »
ll
l.a « Narbonnaise »
L'Aude et ses embouchures
romaine
-
Comme la plupart des rivières et
Différentes campagnes de fouilles
fleuves prenant leur source dans les
archéologiques menées au XIXe
Pyrénées—Orientales ou sur les
siècle et, avec plus de rigueur, à
contreforts du Massif central pour
une époque récente, permettent de
couler vers la Méditerranée, le lit de
reconstituer assez exactement le
5
l'Aude et son embouchure ont varié
passé d‘une région, l'évolution de la
au cours des siècles. Durant l'anti—
géographie de ses étangs, où le
qUÎÎé/ le fleuve, alors appelé AÎHX/
Conservatoire du littoral pOssède
se déplace entre les zones actuelles
d'importants terrains.
de l'étang de Bages—Sigean
et la ré—
Avant l'arrivée des Romains, à
gron de Gruissan.
A partir de la fm
quelques kilomètres au nord—ouest
du XIVe srecle,
butant contre les
de l'actuelle Narbonne, prospérait
roches du
massrf de la Clape,
une cité, à Montlaurès. Elle com_
par devrer vers lemord, pour se jeter
merçait avec la péninsule ibérique,
dans
la mer
du cote
de Vendres ; au
l‘Etrurie et la Grèce. Peut—être utili—
l des annees, ” comble le grau de
sait—elle l‘emplacement de l'actuelle
Vendres, avant de trouver son em—
Narbonne, à l‘embouchure de
bouchure actuelle, canahsee art1fr—
l'Aude, comme un avant-port : elle
crellement
pour prévenir leseven—
exportait des minerais d'étain, d‘ar—
tuels degats de ce fleuve caprrcreux,
gent et d'or, et importait, entre
aux crues redoutables.
autres, des céramiques. Le littoral
Pour Narîonne,
héritière de l'an—
était loin d‘avoir l'aspect quji
est le
tique Nar o Martius, la période la
sien aujourd'hui : la baie
e Nar—
plus difficile fut sans doute celle des
bonne était largement ouverte sur la
XVIe et XVIIe siècles, quand la ré_
mer même si le processus d'ensagion apparaissait, en raison des ca—
blement et d‘envasement était
prices de l‘Aude, comme une zone
amorcé. On a souvent pensé que
marécageuæ, humide et sans aucun
des avants—ports existaient dès cette
doute paludéenne. La description
Époque,
dans les îles ou sur les rives
qu‘en donnent, à la fin du XVIIe
e la baie, pour débarquer les mar—
siècle, deux voyageurs insolents et
chandises destinées à être achemi—
lettrés,‘ Bachaumont et La Chapelle,
nées vers Montlaurès. Selon Yves
n‘est guère flatteuse, d‘autant que
Solier, il‘
n'en est rien : « Contraire—
les deux com a nons eurent la mal—
ment à
'opinion la plus courante,
chance de déîoävrir Narbonne sous écrit—il, nous devons écarter l'évenl'orage ;
tualité de débarcadères' pré—romains
«
Dans cette vilaine Narbonne
pres de la mer. Certes, depurs
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H. Rouzeaud, on localise traditionJ0ur5 ! p eu
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dans l'île de Samte—Lucre dont la
Et tant d‘eau cette nwt Il chût
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Que la campagne submergée
cote occidentale
dessme une arge
Tint deux jours la ville assiégée »
bare a l ab… des vents marins.
Mais
‘
aucun argument archéologique ne
Laissons là ces deux médisantg. La
justifie cette opinion. » De fait, les
Narbonne d'aujourd‘hui s'est trans—
fragments de poteries et débris les
formée, l‘Aude 5'65Î calmée, les
plus anciens retrouvés dans la zone
étangs ont été assainis. La « Nar—
de l'étang de Bages—Sigean ne sont
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