Le guide du littoral
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”
Les migrations des angttt‘lZes
.
Contrairement à ce qu‘écrivait jadis _Aris—
demi, transformés en « civelles » minuscules
tate, les anguilles ne naissent pas « sponta—
et transparentes. Celles—ci pénètrent alors
nément des entrailles de la mer »;…
dansles étangs — ceux du LanguedocC'est un Danois, ÿ’ohannes Schmidt
Roussillon par exemple
les embou—
(1877—1933), qui est parvenu à situer
chures de’euves aude
nvzeres.
dans l‘Atlantique, aux alentours de 50° de
remarque que les czvelles se developpant
longitude ouest et 250 de latitude nord, à
dans des eaux douces tendazent a
.
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de la mer. des Sargasses le lieu
femelles, les autres, en
eaux salees, deve—
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nant mâles; Les pentes anguzlles s‘alimenîi—ïgc;_
e ponte des angutlles. Quelles que sozent
…
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les variétés oules nuances de l‘espèce
tent, grosstssent, prennent unetetnte
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touæsse-retrouveraient, au moment de la
jaune; elles p arozendront p eut—etreen
dm
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ans a atteindre la taille maximale de
ponte, dans cette zone. Les reproducteurs,
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centrmetres, souvent mozns. A ce
epuzses par le
de pluszeurs milliers
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adulte, le dos des angutlles a fonce, leurs ç—;
de milles qu Îtls ont parfozs e‘ectue, aectes
-
l
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l ve noèïfiif
dé'Profondes mutations biologiques,
ancs
une cou eur
ronge, ie gg»f1
îiîlirent & l‘issue de cet ultime e ort
est argente. »Une transformation
-
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alors : les anguilles cessent de
La ponte s‘e‘ectue à‘ une profondeur d‘en—
leur tube digestif s'atrophie tandisâù‘éÉ
viron mille ”îèïm- A“ fu?” et à mesure que
croissent les organes génitaux. Une
les embryons remontent lentement vers la
tion s‘empare d‘elles. Leur mystérieux ins:
surface, ils se transforment insensiblement
tinct leur commande de prendre le chenii’
sont entraînés par les courants marins.
de la mer des Sargasses pour leur
S‘il s‘agit de courant allant vers le nord, les
voyage. Elles entament leur migration Ÿà‘
embryons meurent;
S'il s‘agit, au contraire,
une vitesse variant entre quatorze et cin—;
de courants allant vers le sud et vers
quante kilomètres par jour, pour se
l‘ouest, le Gulf stream par exemple, les em—
duire et pondre leurs œufs.
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ans se dévelo
ent. Ils
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cb”3t)es eur@éenneîîzu bout
îiîsÎî (D‘apres le
de zoologœ, dm P
"
Grasse, tome XIII, ed. Masson.)
Camargue, des canards émigrent
Aresquiers, proche de Maguelonne, f;»
volontiers dans ces—zones. Quant
un
recul de la côte de 120 mètres,
aux’« nicheurs
ils se réacclima—
entre 1919 et 1982 ; à l'inverse) le ff
tent en
«
massif » de la pointe de l'Espi—
certaines espèces représentent
guette accuse une avancée dans la '
Part non négligeable de
la popula—
mer de 2,5 kilomètres entre 1700 et
tion mondiale
estrmee.
;
1960, ce qui représente un « gain»… _
_
'
de l'ordre de six mètres par an. lns—.
Les espaces dunaures
-
tables et moùva‘nts-, les littoraux sa—
Contrairement aux vastes étendues
bleux sont particulièrement fragiles
de sable et aux massifs compacts du
en raison de leur étroitesse. Les pié—
Nord—Pas—de—Calais et de l‘Aqui—
tineménts, sans parler des passages
‘
taihe, les zones dunaires du
en voiture, contribuent à provoquer
Languedoc—Roussillon, à l‘exception
des brèches dans la ligne de dunes.» \
dela zone de la pointe de l'E5PÎCelles-ci—évoluent alors, lesparties
guette,
sont étroites et presque
effondrées se transforment
JOUÊ5 associées
à un, lld0 €t,U
«sife—vent » ou caoudeyres en lan— '
espace lagunaure.
.
guedocien. Le vent s'y
_«L'éVolutiondes espacesdunairesest
provoque de nouveaux dégâts, ; et '
‘
rapid'eet,
on a
bientôt la végétation habituelle,’
ainsi observé, sur la plage des
chiendents et oyats, se révèle insufi21o
'
'
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