Le guide du littoral
chef de la généralité de Bordeaux.
C'est là qu'il découvre les travaux
Un ami des arbres
de Charlevoix de Villiers, ingénieur
.
.
militaire, qui avait étudié à partir de
« Samedi
1778 les possibilités de création
ou presque,]
.
.
'
.
d
d‘un port à Arcachon et des planta—
‘.1mu.se
mon entourage
de mm.
quan
.
.
.
|
j‘airme qu‘ils changent a vue d‘oeil. C‘est
tlO/n5 de pins pf)…
xer le sab
vrai pourtant. je les ai plantés en noBremontler eut egalement connats—
vembre. Au printemps, des chevreuils affa—
sance des experiences
real15ees
més ont tiré sur la fragile écorce et l‘ont
dans
leur propre domame par les
déchiquetée. j‘ai dû, avec l‘aide de mon
freres Deshrez
Ils avaient effectue
ami pépiniériste, coller un mastic sur les
avec
semis
de pills
dans
plaies et cerner le pied d‘un réseau de fil de
leur propriété de Sarnt—J
ulten—en—
fer barbelé. Cet été, la sécheresse a brûlé les
Born
; et, en
1774’ l
un
feuilles encore tendres (quel coup au cœur
freres,
abbe de
son etat, blbll0the_
ces panaches soudain étris, roussis !) et,
caire du College royË' de B°Îde.auxz
depuis les premières pluies, tombées après le
avait rédige un m‘?“ΰ”e
mt1tule
15 août, je guette la naissance des bour—
Recherches sur l'origine des sables
geons qui m‘a ppren dron t que la W a ga—
.:
gné. Ni pour les arbres ni pour l ‘homme il
..
,.
n‘est d‘heureuse saison.
’.
« L‘an dernier, la tornade de juin a arra—
‘
—
ché ou cassé net, à mi—hauteur, quatrevingts pins de cinquante ans, pesant
"
chacun la tonne, sur la parcelle de Mar0ye
qui touche Latche au sud. [...] Les paysans d ‘ici appellent Maroye un champ per—
’
.
du parce que la forêt dans cette partie de la
clairière n‘en est qu'à la première généra—
'
tion. Auparavant, on y cultivait la vigne
,
‘
et le mais. Les pins y sont moins robustes
et le bois de moins bonne qualité que dans
Forêt de Capbreton.
les anciennes plantations. Il faut attendre
une coupe et une nouvelle pousse pour que
de nos côtes, sur leurs funestes in—
les É”bm dËS‘ChamPs perdus aspirent a la
cursions vers l'intérieur des terres et
.
,
,
:
sur les
les xer
dL-I
les plus belles pinèdes des Landes. »
moms d en arreter le progres, qu1
sera publié en 1776 sous le titre :
(François Mitterrand, L‘Abeille et l‘ar—
Mémoire sur la meilleure manière
ChiteCte, Chronique du 30 d0ût 1975:
de tirer partie des landes de Bor—
Flammarion.)
deaux.
Ces travaux seront repris par
mais conserve la responsabilité des
Brémontier qui entreprend, avec
plantations en Gironde : 50 hecl‘accord du Conseil du roi, des
tares sont ensemencés en 1801—
plantations sur une échelle plus im—
1802, 44 hectares en 1802—1803,
portante de 1786 à 1790. La
700 hectares de 1804 à 1810.
Révolution les interrompt, mais, en
Brémontier meurt en 1809, mais
1801, Bonaparte, Premier consul,
son œuvre sera poursuivie. Un dé—
signe un décret ordonnant de les
cret impérial de 1810 étend les
poursuivre. Brémontier est alors
zones de plantation à tout le dépar—
nommé ingénieur général des PONS
tement de la Gironde et à celui des
et Chaussées ; il est rappelé à Paris,
Landes. En 1821, le gouvernement
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