Le guide du littoral
«
Le Grand Garçon » (qui jouxte
le port est complètement abandon—* îg#
d'ailleurs le site de la réserve natu—
né, cultures et pâturages se subsis-‘
relle de Moëze, propriété du
tuent aux anciens marais salants, de
Conservatoire du littoral). Les défensurcroît concurrencés par le « sel de
L
seurs et la population de Brouage
terre », moins coûteux à exploiter et.
parviendront à renflouer une partie
de plus belle apparence. Les envi—.]
'
des barques et de leur cargaison,
rons de la citadelle prennent l'as—,
mais quelques pierres profondé—
pect que l'on découvre aujourd'hui.
ment envasées ne pourront être re—
montées.
La cité de 3rouage
_
Les guerres de Religion terminées,
Les premières fortifications de
‘«
le commerce du sel reprend : c‘est
Brouage, restaurées après les guerle temps de la fortune
de Br0uage.
res de Religion, furent entièrement
Au début du XVIIe srècle; les marais
reprises sur ordre du cardinal de
_
salants produisent 250 000 tonnes
Richelieu par l'architecte d'Argen—
par an, dont un tiers est exporté.
En
court. Entrepris en 1630, les travaux
1629, deux cents
bateaux qurtteront
sont achevés dix ans après. Lientr'e_
Brouage charges
de sel ; on en
preneur Thiriot recevra une somme
comptera 1 703 vrngt ans plus tard !
de 69 520 écus pour leur réalisaEt pourtant le déclin de Brouage va
tion. L'administration de cet impor—
être spectaculaire. Le chenal du
tant chantier avait été assurée par
port s'envase progressivement : ce
Henri
de Sourdis, évêque de
phénomène naturel est accentué
Maillezais, ami de Richelieu.
pf,”
la presence des pierres
immer—
Les fortifications de Brouage ont
gees lors de l expedition protestante
longtemps été laissées en l'état ; le
en 1,585'
et par les «sargnees
»
pra—
temps, inexorablement, faisait son
tiquees par les saulnrers sur les LIVES
œuvre
Uh ambitieux programme
.
.
.
.
€:.52î“.1‘.î.f:£.ää'äâäïëtäëïä
de
.. €“a.d‘°:'!e _...
de
lus en
lus difficile et coûteux
actuellement en cours
a l'initiative
A lepur tour Fles marais salants se sé
de la commune d‘H1ers—Brouage et
dimentent.lDe sucroît des querelles
du departement;
un contrat de plan
,
.
.
’
Etat—region permet d‘entreprendre la
opposent perrodrquement les saul—
.
-
.
niers aux soldats de la garnison de
reconstruction de la halle
aux vrvres .,
.
.
la chambre des metiers de Cha—
Brouage : les premiers accusent les
-
.
1
—
'
.
rente—Maritime restaure l ancrenne
seconds de se montrer trop stricts
t
ll
.
_
l
,
,
.
,
d
pour l‘ouverture et la fermeture des
erre ’
.
a|gener051te
es
portes de la cité, ce qui interdit de
Que ecors, qur n oublient pas que
se rendre parfois sur les marais sa—
Samuel de Champlain (1567—1635)’
.
fondateur de Québec en 1608 nalants pour manœuvrer les vannes
.
.
,
’
-
d'alimentation aux heures de ma—
gurt
a Brouage,
a pe”.‘ΑS
la refectron
rées les plus propices. En 1668, on
es ancrennes
poudrreres et
des VI—
n'exploite plus que 1 100 hectares
traux de [ eglise ?
et, depurs ,198?’
de salines, contre 6 000 aux belles
Brouage
partie dela categorie
années antérieures. Le déclin ne fe—
des « grands
srtes nationaux »' La
ra que s'accentuer tout au long du
perle devrart_donc retrouver
tOUt
XVIIIe siècle. Le port de Brouage
son eclat tandis que
I écrin
de nacre
n'est pratiquement plus utilisé, et
est en cours
d acqursrtron par le
l'essentiel du trafic subsistant s'ef—
Conservatorre du littoral.
fectue à partir de La Rochelle et
Rochefort. Les cahiers de doléances
De Rochefort à Brouage
de 1789 sont éloquents à cet égard.
Plutôt que d'emprunter les itiné—
Au début du XIXe siècle, alors que
raires les plus directs, conduisant de
172
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Le Grand Garçon » (qui jouxte
le port est complètement abandon—* îg#
d'ailleurs le site de la réserve natu—
né, cultures et pâturages se subsis-‘
relle de Moëze, propriété du
tuent aux anciens marais salants, de
Conservatoire du littoral). Les défensurcroît concurrencés par le « sel de
L
seurs et la population de Brouage
terre », moins coûteux à exploiter et.
parviendront à renflouer une partie
de plus belle apparence. Les envi—.]
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des barques et de leur cargaison,
rons de la citadelle prennent l'as—,
mais quelques pierres profondé—
pect que l'on découvre aujourd'hui.
ment envasées ne pourront être re—
montées.
La cité de 3rouage
_
Les guerres de Religion terminées,
Les premières fortifications de
‘«
le commerce du sel reprend : c‘est
Brouage, restaurées après les guerle temps de la fortune
de Br0uage.
res de Religion, furent entièrement
Au début du XVIIe srècle; les marais
reprises sur ordre du cardinal de
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salants produisent 250 000 tonnes
Richelieu par l'architecte d'Argen—
par an, dont un tiers est exporté.
En
court. Entrepris en 1630, les travaux
1629, deux cents
bateaux qurtteront
sont achevés dix ans après. Lientr'e_
Brouage charges
de sel ; on en
preneur Thiriot recevra une somme
comptera 1 703 vrngt ans plus tard !
de 69 520 écus pour leur réalisaEt pourtant le déclin de Brouage va
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être spectaculaire. Le chenal du
tant chantier avait été assurée par
port s'envase progressivement : ce
Henri
de Sourdis, évêque de
phénomène naturel est accentué
Maillezais, ami de Richelieu.
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Les fortifications de Brouage ont
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Samuel de Champlain (1567—1635)’
.
fondateur de Québec en 1608 nalants pour manœuvrer les vannes
.
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n'exploite plus que 1 100 hectares
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Brouage
partie dela categorie
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XVIIIe siècle. Le port de Brouage
son eclat tandis que
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l'essentiel du trafic subsistant s'ef—
Conservatorre du littoral.
fectue à partir de La Rochelle et
Rochefort. Les cahiers de doléances
De Rochefort à Brouage
de 1789 sont éloquents à cet égard.
Plutôt que d'emprunter les itiné—
Au début du XIXe siècle, alors que
raires les plus directs, conduisant de
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