6
LÀ GÉNÉTIQUE‘.
-
mentateurs1 révélèrent, indépendamment l’un de l’autre, les
lois fondamentales des croisements de plantes»; mais l’on ne
devait pas tarder de s’aviser que leur découverte n’était
qu’une redéc0uUerte. Ces lois, en effet, avaient déjà été
énoncées trente—cinq ans auparavant par un moine amateur
de botanique, ]ohann Mendel, dans un mémoiresurl’hybri—
dation des pois qu’il avait présenté à la Société d’Histoire
naturelle de Brünn, et auquel nul spécialiste n’avait pris garde..
Quand on exhuma en 1900 cet étonnant mémoire, qui se
Ï
trouvait anticiper d’une façon si extra0rdinaire sur son temps,
‘
ce fut une explo$ion de Surprise enthousiaste. On ne _balança
point à donner aux lois de l’hybridatzbn le nom de l’humble '
religieux, qui ainsi passa -toutsoudain des pleines ténèbres -
_
à la plus radieuse gloire. Et ce fut justice ‘:
dépit de
_-'
quelques précurseurs remarquables comme Sageret, et surtout
comme Naudin, Mendel avait vraiment été le premier &
brouiller le chaos des phénomènes héréditaires, et dans
son
mémoire cle-1865 se trouvait en puissanCe, comme un
chêne dans un gland, toute la merveilleuse frondaison de la
_’
génétique moderne.
'
'
-
g
‘
'.
redécouverte des lois
fut le signal
_
d’une série de trouvailles capitales. La science de l’hérédité,
la génétique, ne tarda pas de prendre corps. Rarement on vit
;
science se coristituer'et se développer
certitude,
et cela en dépitde quelques opposants 'qui
jouêrent, à l’égard des nouvelles
le même rôle
,
1., Correns,°De .Vrîes et _Tschefmak,
:
'
.
1
-‘
Précédent

- 7/144

Suivant