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INTRODUCTION A LA GÉNÉTIQUE
.
croyance commune que certaines tares, telles que la
_surdi—mutité ou la débilité mentale, se rencontrent avec une relative -
fréquence parmi les descendants des unions consanguinesÇ N’est—cé
là qu’un préjugé, ou faut—il, du point de vue eugénique, déconseiller
,
les alliances entre proches parents et singulièrement entre cousins '
La Génétique nous niet en mesure de répondre précisément
à la Question.
’
-
‘
.
En premier lieu, et contrairement à cequ’on a cru longtemps, _’
la consanguinité ne possède nullement,‘ de Soi—même, un mystérieux '
pouvoir affaiblissänt. L’idée, soutenue par Darwin, et par bien d’autres
après lui,
les races dégénèrént fatalement si on ne
_.
périodiquement un peu de << sang >> étranger, a été démentie par les
recherches modernes. Sans parler même des
qui se perpétu'et'
indéniment par autoféconclàtion ou par voie asexuée, les expérienCes
_
'
précises et prolongées de King sur les Rats, de \Vright sur les CobaYes,
'
de
sur
les Drosophiles, ont montré que des
peuvent …
,être'rhaintenus en parfaite cbnsanguinité, pendant de. nombreuses générations, sans qùela déchéance les
Dans de tels
élevages consanguins, on constate que certaines lignées demeurent par—
=.
vivaces, égales
parents, tandis
'
.
_Que d’autres dégénèrent et
s’éteindre. Qu’esbce a dire?
-
Que la consanguinité a isolé, à partir du=Stock originel,
,
pures, très inégales pour la valeur génétique,- le'sÏ unes portant des '
gènes favorables, les autres des gènes défavorables qui, restés laténts
jusque—là en raiso‘nde leur caractère'réceSSif, se manifestent à l'état
Ü-…-_
.
'
'
_
_
C’est là,
tout.
de
Si elle n’a
_
1
par
elle—même aucune vertu
si
elle donne
Souvent
_
'
de bons résultats, toutefois elle augmente la probabilité de rencontre -
"des1 gènes '1‘écéssifs et pernicieux. Une. bonne proportion des humains
normaux, sinon tous,
dans leurs chromosomes ”dé tels “gènes,
et l’on conçoit sans peine que deux genes
nature auront
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