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FILETS _TRAîNA‘NTS£ f-_
141
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espace. de 140 lieues de long sur’älä de large, par unepro—
fondeur moyenne de 80 mètres. Cette zone privilégiée
est parcourue parÊles
et les mourés de poùar
qui, quittant leur port d’attache (Martigues) vers deux
heures du matin, se rendent, gràceä la briSe déterre, Sur
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,les lieux de pêche deux par
Ils regagnent le port
sur le soir, protant de la brise du large.. Mais ces ba—J
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teaux pêchent souvent la nuit, malgré la défense du dé-=
cret de 1859, d’après lequel ils ne peuvent sbrti‘rqu’ùne
demi—heure avant lelever du soleil et doivent être ren- '
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trés une demi-heure après son coucher.
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D’autre part, les bettes, rie-pouvant travailler
le beau temps, ne s’éloignent guère des côtes et leur ‘
lieu de pêche habituel est le golfe de Fos. Leur disposition ne permet pas qu’elles s’aventurent impunément au
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large. Et elles ont été imaginées, en 1849, uniquement a
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cause de leur faible tirant d’eau, pour raser de "près le
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rivage e_tfureter_jusque dans le moindre recoin;
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du
boeufs,
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dans le vent. Arrivés sur le »
lieu de pêche,
[deux_ bateaux“ pÿaSSe a l’autre
-.l"amarré d’une des ailes et conserve l’autre. 1‘1‘s.s*écartent alors, chaônn lantson
tiennent .à_ une
distance de 80 mètres envir‘on(-l) en réglant ”leur allure
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(trois nœuds a l’heure) pour rester à la même
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Ap‘rès une-remorque de plusieurs
lorsqu’on
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estimtäque
est-sufsamment pleine, les bateaux
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se rejoignent
_‘dÏGIiX,
deux libans,
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hisse le letà bord. Si le temps est ’pi‘0pic“e, on re00rn—…
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menc‘e la même opératiôn'avec‘la s‘enne 'de’l’autre.
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’
Le let qu’on retire est vidé sur le pont, après qu’on '
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a défait les levadissèsbuf cordèles du culignon. On'opère'
aussitôtle triage ;
de vente est arrimé, espèce
(1) Cet écart est i11dispensablepour que les ailes"du let englo——_
bent un vaste espace..
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