CHERNÈTËLÊ
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Les Cl1ernëtes emploient le produit de leurs glandes sérieigënes à la fabrication d’une coque, au moment de la mue, de l’hibernation ou de la ponte;
cette coque, qui les protège notamment contre l’humidité, est souvent dissi—
mulée sous des corps étrangers.
Les énormes pattes-mâchoires ne diffèrent en général de celles des Scor—
pions que par la présence de glandes à venin s’ouvrant près de l’extrémité
des mors de la pince. Les formes les plus primitives n’ont pas de ces glandes ;
d’autres en'ont une dans le doigt immobile seulement; la plupart en ont dans
les
deux
les types les plus
évolués n’en ont plus que dans le doigt
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mobile. Le venin paralyse les proies que
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les Chernètes pmeent à plusreurs reprises
'
avec
les pattes—mâchoires avant de les
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porter-aux chélicères.
Les hanches des pattes—mâchoires sont
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très grandes, peu mobiles, conniventes
.
,
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V
sur
la l1gne med1ane; celles des pattes
locomotrices sont également presque tou—
jours contiguës, de sorte que le cépha—
lothorax, sauf de très rares exceptions
dans
lesquelles les hanches ont été
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écartées
secondairement, est dépourvu
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Ci€ Sternites (g 240)
Fig. 240. —— Chclifer cancroides,
Les pattes permettent à l’animal de
mâle, face ventmle_
progresser
soit en avant, soità reculons,
,
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soit sur le côté. Ûeux paires ont une direction antérieure, les deux autres
paires sont dirigées vers l’arrière. Ces pattes ont le télotarse pourvu de deux
ongles courbés, longs et grêles; l’empoclium est rené en un petit appendice
membraneux en forme de ventouse qui assure à l’organisme la possibilité
de marcher sur les surfaces verticales les plus lisses, même sur le verre.
Coniormées en principe comme celles des Scorpions, les pattes peuvent
éprouver deux modications qui n’intéressert parfois que certaines d’entre elles.
Le nombre des articles des tarses peut tomber de trois à deux ou à un seul,
du fait de leur coalescence, et cette évolution débute par les pattes antérieures.
Le fémur peut être divisé en deux par une suture; la partie basilaire peut
même s’articuler de manière à faire l’effet d’un second trochanter, ce qui
’
compense
le peu de mobilité des hanches; cette évolution débute par les
pattes postérieures.
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