XtPl—lOSURES
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Deux yellx médians sont fonctionnels ; il y en a un troisième, qui est double,
mais n’existant plus qu’à l’état de vestige. Ils sont situés à la limite de la
glabelle et du limbe; ils offrent la structure fondamentale des yeux médians
des Arthropodes, étant formés d’une vésicule optique invaginée excentriquement, de sorte qu’ils présentent trois couches de cellules: une couche de
cellules cornéennes, une couche de cellules rétiniennes à rhabdomes dirigés
vers
le fond de l'œil, et une couche de cellules constituant un tapis réflecteur.
La glabelle est séparée des joues fixes par un sillon bien marqué; la segmentation est très eflacée; mais
la numération des appendices,
le système nerveux, la disposition des muscles, muscles dont l’attache à la
paroi dorsale se distingue assez bien, témoignent de la présence dans le
céphalothorax de huit anneaux, les six anneaux céphaliques, plus les deux
premiers anneaux du tronc qui y sont incorporés.
montre
nettement la distinction entre le rachis et les plèvres,
mais il n’est plus articulé, ses plèvres étant même soudées entre elles. Il
comprend treize segments, que, par comparaison avec les formes ancestrales
du Limule et avec les Arachnoïdes, il faut grouper en un préabdomen de
huit segments et un posiabdomen de cinq. Le premier segment du préabdo—
men
est soudé chez le Limule au céphalothorax; il constitue dorsalement la
déclivité verticale postérieure de celui-ci, et ses appendices forment la lèvre
intérieure dont il sera question ci—après. Ce segment est dit prégénital, car il
précède le deuxième segment qui est le segment génital, où se trouvent ventralement les orices génitaux. L’étroite articulation qui existe au milieu du
corps
de l'animal n’est donc pas une articulation entre le céphalothorax et
l’abdomen, mais bien celle qui sépare les deux premiers anneaux de ce der—
nier. Le segment génital est bien distinct et moins large que les autres; ses
'
plèvres se terminent par une aile anguleuse, tandis que les six segments
suivants du préabdomen ont leurs plèvres prolongées en une épine mobile
articulée dans une échancrure. Ces six anneaux montrent en outre dorsalement
chacun, à la limite du rachis et des plèvres, une paire de renfoncements
correspondant à des apodèmes qui rappellent ceux du tronc des Trilobites,
et
servant
d’attache à des muscles. Une paire d’apodèmes beaucoup plus
robustes, et appartenant au segment prégénital, se trouvent fixés à la déclivité
postérieure du céphalothorax, où deux dépressions en demi—lune témoignent
extérieurement de leur existence.
Le postabdomen est représenté par la région de l’abdomen qui se trouve
au delà de la dernière paire d’épines; il comprend une partie chitinisée sur
laquelle s'articule dorsalement l’épée, qui n’est que l'épine tergale, devenue
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Deux yellx médians sont fonctionnels ; il y en a un troisième, qui est double,
mais n’existant plus qu’à l’état de vestige. Ils sont situés à la limite de la
glabelle et du limbe; ils offrent la structure fondamentale des yeux médians
des Arthropodes, étant formés d’une vésicule optique invaginée excentriquement, de sorte qu’ils présentent trois couches de cellules: une couche de
cellules cornéennes, une couche de cellules rétiniennes à rhabdomes dirigés
vers
le fond de l'œil, et une couche de cellules constituant un tapis réflecteur.
La glabelle est séparée des joues fixes par un sillon bien marqué; la segmentation est très eflacée; mais
la numération des appendices,
le système nerveux, la disposition des muscles, muscles dont l’attache à la
paroi dorsale se distingue assez bien, témoignent de la présence dans le
céphalothorax de huit anneaux, les six anneaux céphaliques, plus les deux
premiers anneaux du tronc qui y sont incorporés.
montre
nettement la distinction entre le rachis et les plèvres,
mais il n’est plus articulé, ses plèvres étant même soudées entre elles. Il
comprend treize segments, que, par comparaison avec les formes ancestrales
du Limule et avec les Arachnoïdes, il faut grouper en un préabdomen de
huit segments et un posiabdomen de cinq. Le premier segment du préabdo—
men
est soudé chez le Limule au céphalothorax; il constitue dorsalement la
déclivité verticale postérieure de celui-ci, et ses appendices forment la lèvre
intérieure dont il sera question ci—après. Ce segment est dit prégénital, car il
précède le deuxième segment qui est le segment génital, où se trouvent ventralement les orices génitaux. L’étroite articulation qui existe au milieu du
corps
de l'animal n’est donc pas une articulation entre le céphalothorax et
l’abdomen, mais bien celle qui sépare les deux premiers anneaux de ce der—
nier. Le segment génital est bien distinct et moins large que les autres; ses
'
plèvres se terminent par une aile anguleuse, tandis que les six segments
suivants du préabdomen ont leurs plèvres prolongées en une épine mobile
articulée dans une échancrure. Ces six anneaux montrent en outre dorsalement
chacun, à la limite du rachis et des plèvres, une paire de renfoncements
correspondant à des apodèmes qui rappellent ceux du tronc des Trilobites,
et
servant
d’attache à des muscles. Une paire d’apodèmes beaucoup plus
robustes, et appartenant au segment prégénital, se trouvent fixés à la déclivité
postérieure du céphalothorax, où deux dépressions en demi—lune témoignent
extérieurement de leur existence.
Le postabdomen est représenté par la région de l’abdomen qui se trouve
au delà de la dernière paire d’épines; il comprend une partie chitinisée sur
laquelle s'articule dorsalement l’épée, qui n’est que l'épine tergale, devenue
