SURCHARGE DES SÉD]MENTS ET DE L’EA U
35
provoquer l’émersion et l’érosion des séries déposées auparavant aux bords
du bassin. Ainsi s’explique la disposition des terrains à l’affleurement sur
,,
de nombreux plateaux continentaux et dans les bassins côtiers adjacents
(g. 11. 12) : vers la pente continentale, la série strati graphique est assez complète
jusqu’à l’actuel. Vers la côte au contraire et surtout au—delà, dans des plaines
littorales qui sont la dépendance maintenant émergées du plateau continental,
se rencontrent des terrains de plus en plus anciens, tronqués par l’érosion.
Paradoxalement, la régression est en ce cas un effet de la subsidence.
b) Dans tout ce qui précède, le niveau de la mer a été supposé constant.
Mais la subsidence peut être perturbée par une élévation (surcharge) ou une
diminution (décharge) du niveau marin. Ce fut le cas du Cénozoïque supérieur, lorsqu’une partie des eaux océaniques fut retenue dans les calottes
glaciaires. Toutefois, le plus important facteur de variations eustatiques n’est
pas la variation du volume d’eau océanique, mais plutôt le changement de
contenance des bassins dû aux uctuations de l’expansion océanique. En cas
d’expansion lente, la dorsale est relativement étroite et la contenance de
l’océan global est maximale. Au contraire si l’expansion est rapide, la surface
de lithosphère jeune augmente, et l’accroissement du volume de la dorsale
provoque une montée du niveau de la mer qui peut alors déborder sur les
continents.
Ainsi s’explique en particulier la transgression mondiale du
Crétacé supérieur (g. 11.13).
c) La subsidence des bassins sédimentaires résulte donc de deux phéno—
mènes bien distincts : la surcharge des sédiments et de l’eau (cause externe);
l’affaissement actif du fond du bassin (cause interne). On appelle << subsidence
tectonique» la part de la subsidence résultant des seules causes internes,
m
Elevation
au
dessus
nm
400. du niveau marin
actuel
400
300
//
300
/
200
,,
200
/
/
roo
__,f
100
/_.
/
o
//
o
—
50
—50
I“…E
MA
160
140
120
100
80
60
40
0
0
FIG. 11.13. — Courbe balhymétr1‘que des variations eustatiques du niveau marin au cours
du Mésozoïque et du Cénozoïque. (Simplif1é d’après Watts et Steckler, 1979; Pitman,
1979 et Vai] et al., 1977.)
'
35
provoquer l’émersion et l’érosion des séries déposées auparavant aux bords
du bassin. Ainsi s’explique la disposition des terrains à l’affleurement sur
,,
de nombreux plateaux continentaux et dans les bassins côtiers adjacents
(g. 11. 12) : vers la pente continentale, la série strati graphique est assez complète
jusqu’à l’actuel. Vers la côte au contraire et surtout au—delà, dans des plaines
littorales qui sont la dépendance maintenant émergées du plateau continental,
se rencontrent des terrains de plus en plus anciens, tronqués par l’érosion.
Paradoxalement, la régression est en ce cas un effet de la subsidence.
b) Dans tout ce qui précède, le niveau de la mer a été supposé constant.
Mais la subsidence peut être perturbée par une élévation (surcharge) ou une
diminution (décharge) du niveau marin. Ce fut le cas du Cénozoïque supérieur, lorsqu’une partie des eaux océaniques fut retenue dans les calottes
glaciaires. Toutefois, le plus important facteur de variations eustatiques n’est
pas la variation du volume d’eau océanique, mais plutôt le changement de
contenance des bassins dû aux uctuations de l’expansion océanique. En cas
d’expansion lente, la dorsale est relativement étroite et la contenance de
l’océan global est maximale. Au contraire si l’expansion est rapide, la surface
de lithosphère jeune augmente, et l’accroissement du volume de la dorsale
provoque une montée du niveau de la mer qui peut alors déborder sur les
continents.
Ainsi s’explique en particulier la transgression mondiale du
Crétacé supérieur (g. 11.13).
c) La subsidence des bassins sédimentaires résulte donc de deux phéno—
mènes bien distincts : la surcharge des sédiments et de l’eau (cause externe);
l’affaissement actif du fond du bassin (cause interne). On appelle << subsidence
tectonique» la part de la subsidence résultant des seules causes internes,
m
Elevation
au
dessus
nm
400. du niveau marin
actuel
400
300
//
300
/
200
,,
200
/
/
roo
__,f
100
/_.
/
o
//
o
—
50
—50
I“…E
MA
160
140
120
100
80
60
40
0
0
FIG. 11.13. — Courbe balhymétr1‘que des variations eustatiques du niveau marin au cours
du Mésozoïque et du Cénozoïque. (Simplif1é d’après Watts et Steckler, 1979; Pitman,
1979 et Vai] et al., 1977.)
'
