RIFTS CONTINEN TA UX
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Cette évolution dans le temps peut s’observer régionalement. A l’Est de
l’Afrique par exemple, le système de rifts continentaux, jalonné par les grands lacs
et l’Afar, passe à des zones d’accrétion océanique sous-marines en mer Rouge et
dans le golfe d’Aden.
a) La structure profonde.
Les rifts continentaux ont fait l‘objet de multiples travaux de sismologie
au cours des dernières années et leur structure profonde est désormais assez
bien connue. En dépit de variations locales. ils présentent un ensemble de
caractères communs. plus ou moins nets dans tous les exemples étudiés :
—
Les rifts continentaux sont caractérisés par une activité sismique faible
mais assez constante. Les foyers des séismes sont superciels (()—10 ou 20 km.
rarement plus profonds). et l‘étude des mécanismes au foyer a clairement montré
que les secousses résultent dans presque tous les cas d‘une extension régionale
provoquant le jeu de failles normales. Le déplacement des deux bords du rift
reste cependant très lent (quelques fractions de millimètre par an). de sorte que
l‘axe des rifts continentaux. en général. n’est pas assimilé à une frontière de
plaque.
—
La croûte continentale s‘amincit à l‘approche de l‘axe du rift. Par
exemple, le Moho remonte de 5 km au Sud du fossé rhénan. où se trouvent
accumulés près de 3 km de sédiments tertiaires. L‘amincissement crustal atteint
donc 8 km à cet endroit. De la même façon. le Moho remonte jusqu‘à 24 km
de la surface dans le graben de la Limagne. qui contient environ 2 km de
sédiments tertiaires, alors que l’épaisseur de la croûte est de 30 km ailleurs dans
le Massif central.
—
Le manteau supérieur montre souvent. dans l‘axe des rifts continentaux.
des vitesses sismiques anormalement faibles, de l‘ordre de 76-74 km,”s. qui
sont en général expliquées par une élévation locale de la température et par
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des intrusions magmatiques. Mais le phénomène n’est pas général : par exemple.
les ondes P se propagent. semble—t-il. à 8.1
dans le manteau supérieur
situé sous le fossé tectonique du Rhin. c‘est—à—dire à une vitesse «normale».
——
Enn, les fossés tectoniques des rifts sont marqués par une anomalie
gravimétrique de Bouguer négative. atteignant plusieurs dizaines de mgals
(graben du Rhin : —30 mgals). L‘essentiel de cette anomalie semble dû au
remplissage sédimentaire du bassin, qui reste approximativement en équilibre
isostatique grâce à la remontée du Moho à l’axe du rift.
b) Le volcanisme associé.
La distension qui se produit au niveau des rifts continentaux s’accompagne
d’une intense activité volcanique et plutonique. Les exemples de ce phénomène
sont nombreux en France : les célèbres volcans d‘Auvergne sont une conséquen—
ce du « rifting >> des Limagnes, et le fossé rhénan montre également de puissants
édices volcaniques (massifs du Vogelsberg et du Kaiserstuhl). Mais c‘est en Afar
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