RIFTS CONTINENTA UX
23
l’Çuest, le long des côtes américaines (g. 11.1). Mais les marges stables ne
s’affaissent pas seulement à cause du poids des sédiments qui s’y accumulent.
Elles sont aussi — et surtout — un lieu de subsidence active, dont le moteur se
situe dans la lithosphère et dans l’asthénosphère. En dépit de leur nom, les
marges «stables» constituent donc à la surface du globe des ceintures
relativement mobiles.
0
W
.
E
2
'.ïîêî-3f06
Vert
50€n;QU‘ç:Ë£1L_‘.'9,5=_—./s
9.
MAEST.
\/3,'v717'{, \_' 1.
SAN
4
A
îo"f,
ALB= °°'°'JlL
{‘
bc'
«
«
«ef—a.
,
APT. BARR.
‘
COlC.
8
3
JURAS.
,
\
calc.
+
10
'.1—\ au: +
î
"‘\/I(\I
sel ?++
12
,
«\_\7/\ h__
+
,
+
?%
”
/'—\\/'\S ÎL/ “%
’Æ
m14
?
"’
0
100
200
300
400
500 km
PIG. II.1. —— Une marge continentale « nourrie » : la marge atlantique des États—Unis.
(D’après Sheridan, 1976.)
.
1. _ LES EFFETS DE LA DISTENSION LITHOSPHÉRIQUE
DANS LES RIFTS CONTINENTAUX
Les marges continentales stables sont d’anciennes limites de plaques : la zone
de transition continent-océan s’est formée au tout début de la divergence de deux
plaques portant de la croûte continentale, lorsque se mettait en place entre elles
une première bande étroite de lithosphère océanique. Plus précocement encore,
avant toute accrétion océanique, la distension dans la croûte continentale
provoque l’apparition d’une structure particulière, véritable « embryon » de la
marge stable, le « rift continental » (g. II.2). Il est donc essentiel, pour interpréter
correctement l’évolution des marges de divergence, de connaître les phénomènes
géodynamiques qui se produisent dans les rifts‘ tel
observe en Afrique
orientale (région des grands lacs, Afar) ou, en France, dans le Massif central
(région des Limagnes) et le sillon rhodanien, ou bien en Alsace (Vosges et fossé
rhénan).
,
Les rifts continentaux forment, en général, des reliefs à la surface du globe. La
lithosphère continentale est « échauffée » à leur niveau, où s’observent des
Précédent

- 31/144

Suivant