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GENERALITES
4. — LA TECTONIQUE DES PLAQUES
Dans les paragraphes précédents, la lithosphère a été considérée comme une
enveloppe continue. En réalité, elle est fragmentée en un certain nombre de
calottes sphériques rigides appelées << plaques ».
Le concept de plaque est né de l’observation de la sismicité à la surface du
globe. Les épicentres ne sont pas répartis au hasard à travers les continents et les
océans ; ils forment au contraire des ceintures continues et relativement étroites
qui délimitent de vastes surfaces stables (fig. 1.10). De plus, les ceintures sismiques
coïncident fréquemment avec des zones où se produisent d’autres phénomènes
géodynamiques : néoformation de lithosphère au niveau des dorsales océaniques
actives (cf. p. 16); disparition de lithosphère dans les zones de subduction
(cf. p. 19) ; déformation active le long des chaînes plissées où la tectonique est
encore vivante (chapitre VI), etc. Ainsi apparut le principe fondamental de la
théorie : l’énergie cinétique des plaques en mouvement les unes par rapport aux
autres est partiellement transformée et dissipée le long de leur frontière, où se
produisent notamment les frictions responsables de séismes et les phénomènes
tectoniques qu’étudient les géologues. Ailleurs, loin de ces frontières, les
phénomènes géodynamiques sont d’une ampleur très inférieure, du fait de la
rigidité de la lithosphère.
Inversement, les limites des plaques doivent être tracées d’après la répartition
spatiale des phénomènes géodynamiques. En première approximation, et pour
s’en tenir aux grands ensembles structuraux, il existe actuellement une douzaine
de plaques à la surface du globe (fig. 1.10).
Ces principes de la théorie comportent d’importantes conséquences :
—
La conguration des plaques n’a pas de rapport direct avec la répartition
des
océans et des continents : une plaque peut comp0rter à la fois de la
lithosphère océanique et continentale (trois plaques seulement sont entièrement
océaniques : les plaques pacique, Nazca et Cocos).
—
Les plaques étant des calottes sphériques qui se déplacent à la surface
d’un globe, leur mouvement peut être déni par un pôle de rotation et une vitesse
angulaire de rotation.
—
Trois mouvements relatifs sont possibles entre plaques : écartement
(divergence), rapprochement (convergence) et coulissement (g. 1.11).
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