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GENERALITES
de roches de densité voisine de 3,3, et les ondes P le traversent a des vitesses
généralement supérieures à 7,9 km/s. Entre croûte et manteau, où les vitesses
sismiques sont nettement différentes, passe une discontinuité physique: la
discontinuité de MohoroviZ‘ic', ou Moho, ou M.
a) La croûte continentaiæa
L’épaisseur moyenne de la croûte continentale est de 35 km. Selon les
régions, cette valeur varie du simple au double. En général, le Moho s’appronfon—
dit considérablement sous les chaînes de montagnes jeunes et élevées, où la croûte
peut atteindre 70 à 80 km d’épaisseur. On parle alors des racines de la chaine.
Inversement, la croûte tendà s’amincir au niveau des rifts continentaux et surtout
des marges, où s’effectue la transition de la croûte continentale et la croûte
océanique beaucoup moins épaisse (g. 1.6).
La croûte continentale ne présente pas seulement des variations d’épaisseur.
La répartition des << vitesses sismiques >> selon la profondeur montre qu’elle est
aussi stratiée. Après les travaux de Conrad, qui étudia en 1923 les effets du
séisme de Tauern, il a longtemps été classique d’y distinguer deux couches :
—
LA COUCHE SUPÉRIEURE est dite « granitique >>, parce que ses propriétés
physiques sont proches de celles du granite, ou plus exactement des roches
granodioritiques et dioritiques. La vitesse de propagation des ondes P y est de
l’ordre de 6 km/s, et la densité moyenne 2,8 (la pellicule supérieure de cette
première couche peut toutefois être formée de roches sédimentaires moins
« rapides >> et moins denses).
—
LA COUCHE INFÉRIEURE est généralement appelée << basaltique >>, pour des
raisons analogues (vitesse des ondes P comprise entre 6,5 et 7,7 km/s ; densité 2,9
à 3,1). Mais il est peu probable que cette couche soit formée de basalte ou même
de gabbro. Les conditions de pression et de température réalisées à cette
profondeur doivent nécessairement provoquer un métamorphisme de haut
grade, donnant naissance a des roches telles que les granulites & grenal, les
éclogites ou, éventuellement, les amphibolites. Sur les enregistrements de
sismique réexion profonde, des réflecteurs horizontaux et discontinus appa—
raissent souvent dans la couche inférieure de la croûte continentale. Pour cette
raison,
cette couche est dite << litée >>. Mais on ignore pour le moment la
srgnif1cation exacte des réflecteurs( 1).
_
b) La croûte océanique (tableau I).
La croûte océanique diffère profondément de la croûte continentale à la fois
par
son épaisseur moyenne, beaucoup plus faible (7 km environ, auxquels il faut
ajouter les 5 km d’eau des océans), et par sa nature. La croûte continentale
duciil)e
le
pourrait résulter : a) de l’étirement
continentale à la suite d’un début
l Cl l e %abbrOS
& la base'd'e
l’« accrétion sous—crustale » de serpentinite rodp ’i
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manteau superieur, C) de
péridotites situées au toit du manteau.
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