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Chapitre I
Généralités
b. Evolution morphodynamique
L’étude de l’évolution morphodynamique des littoraux consiste à relier les forçages
hydrodynamiques, les processus de transport sédimentaire et le développement
morphologique à toutes les échelles de temps (STEPANIAN, 2002).
Une modification des forçages génère une modification de la dynamique des fluides, du
transport sédimentaire et l’interaction de ces processus avec la morphologie initiale est à
l’origine de la construction d’une nouvelle morphologie. Des phénomènes de rétroactions sur
la dynamique des fluides et le transport sédimentaire peuvent être soit positifs (autocontrôle,
self organization), ou négatifs (autorégulation, self regulation) (COWELL& THOM, 1994).
L’évolution morphodynamique d’un système côtier est classiquement décrite comme une
évolution markovienne
1 , définie comme une succession d’états morphologiques (WRIGHT
& THOM, 1977). Ce concept est la base théorique du développement des modèles
d’évolution des plages (SONU, 1973 ; Short, 1979 ; Wright & Short, 1984, 1985 ;
Horikawa, 1988 ; Short &Aagaard, 1993).Dans ces modèles supportés par un paramétrage
hydrodynamique, le système morphodynamique subit des variations graduelles et réversibles
entre deux états extrêmes. Les états intermédiaires dépendant de l’état précédent, l’évolution
morphodynamique d’un système doit donc être étudiée en prenant en compte l’état
morphologique initial, la réponse à une variation des forçages étant non linéaire en fonction
de celui-ci.
c. Relations spatio-temporelles en morphodynamique côtière :
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement d’un système
morphodynamique côtier (plage, embouchure, dune, estuaire) peut être très variable. A
chaque échelle de temps est associée une représentativité spatiale se référant à l’amplitude
volumique des changements morphologiques mis en jeu. L’examen des relations spatiotemporelles qui conditionnent le devenir d’un système côtier constitue une mesure de la
stabilité du système aux variations de forçages (Kroon, 1994). Dans le cas d’un système
côtier, De Vriend (1991) suppose l’existence d’une relation linéaire entre l’amplitude des
évolutions spatiales subies par le système et l’échelle temporelle de ces évolutions. Il découle
de cette relation primaire une hiérarchisation spatio-temporelle des processus dynamiques qui
contrôlent l’évolution de la zone côtière.
1 Evolution graduelle par états successifs interdépendants. Markov : Mathématicien russe (1856-1922)
Chapitre I
Généralités
b. Evolution morphodynamique
L’étude de l’évolution morphodynamique des littoraux consiste à relier les forçages
hydrodynamiques, les processus de transport sédimentaire et le développement
morphologique à toutes les échelles de temps (STEPANIAN, 2002).
Une modification des forçages génère une modification de la dynamique des fluides, du
transport sédimentaire et l’interaction de ces processus avec la morphologie initiale est à
l’origine de la construction d’une nouvelle morphologie. Des phénomènes de rétroactions sur
la dynamique des fluides et le transport sédimentaire peuvent être soit positifs (autocontrôle,
self organization), ou négatifs (autorégulation, self regulation) (COWELL& THOM, 1994).
L’évolution morphodynamique d’un système côtier est classiquement décrite comme une
évolution markovienne
1 , définie comme une succession d’états morphologiques (WRIGHT
& THOM, 1977). Ce concept est la base théorique du développement des modèles
d’évolution des plages (SONU, 1973 ; Short, 1979 ; Wright & Short, 1984, 1985 ;
Horikawa, 1988 ; Short &Aagaard, 1993).Dans ces modèles supportés par un paramétrage
hydrodynamique, le système morphodynamique subit des variations graduelles et réversibles
entre deux états extrêmes. Les états intermédiaires dépendant de l’état précédent, l’évolution
morphodynamique d’un système doit donc être étudiée en prenant en compte l’état
morphologique initial, la réponse à une variation des forçages étant non linéaire en fonction
de celui-ci.
c. Relations spatio-temporelles en morphodynamique côtière :
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement d’un système
morphodynamique côtier (plage, embouchure, dune, estuaire) peut être très variable. A
chaque échelle de temps est associée une représentativité spatiale se référant à l’amplitude
volumique des changements morphologiques mis en jeu. L’examen des relations spatiotemporelles qui conditionnent le devenir d’un système côtier constitue une mesure de la
stabilité du système aux variations de forçages (Kroon, 1994). Dans le cas d’un système
côtier, De Vriend (1991) suppose l’existence d’une relation linéaire entre l’amplitude des
évolutions spatiales subies par le système et l’échelle temporelle de ces évolutions. Il découle
de cette relation primaire une hiérarchisation spatio-temporelle des processus dynamiques qui
contrôlent l’évolution de la zone côtière.
1 Evolution graduelle par états successifs interdépendants. Markov : Mathématicien russe (1856-1922)
