Chapitre I : Synthèse bibliographique
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I-2-3-2-2 Mobilité des métaux dans les sédiments :
Dans les écosystèmes aquatiques, 99% des ETM de la phase dissoute sont retenus par les sédiments
en raison de l’affinité des ETM pour la phase particulaire (Singh et al., 2002), et surtout pour les
particules fines telles que les argiles (Tessier et al., 1979).
Les métaux peuvent s’associer aux différents constituants du sédiment par inclusion dans les
réseaux cristallins, par adsorption sur les phases hydroxylées de Fe, Mg, Al, par complexation ou
inclusion dans les macromolécules organiques, par échange ionique avec les surfaces des minéraux
et des matières organiques, ou par leur simple présence sous forme soluble colloïdale ou
particulaire (Martinelli, 1999).
La plupart des auteurs s’accordent à dire que des facteurs tels que la teneur des sédiments en
pélites, la teneur et la qualité de la matière organiques, le pH et le potentiel redox sont des
paramètres qui affectent la mobilité des métaux traces (Blanchard, 2000).
Les échanges avec le sédiment sont un moyen de transfert important pour les éléments traces
métalliques. Les principaux processus conduisant à des transformations physicochimiques et tout
particulièrement à l’interface eau/sédiment sont illustrés ci-dessous (Fig. I.5).
Figure I.5 : Représentation schématique du cycle biogéochimique des éléments traces (la notation Me
représentant l’élément ou métal) dans des environnements marins (adapté de Butcher et al., (1992)).
Interface Eau - Sédiment
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