Synthèse bibliographique
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III. Origine de la pollution industrielle liquide dans une raffinerie
Pour traiter un problème de pollution des eaux destinées au rejet vers l’environnement ou
pour un éventuel recyclage, il est nécessaire de savoir l’origine de cette pollution dans
l’industrie concernée. Les sources principales de pollution dans une raffinerie sont :
III.1 Eaux résiduaires des procédés de raffinage
III.1.1 Eaux de dessalage de brut
Ces eaux sont issues du procédé de dessalage, qui consiste à préchauffer le pétrole brut
et à le mélanger avec de l’eau qui doit être de préférence totalement déminéralisée.
Le dessaleur permet de réduire la teneur en eau (0.1 à 0.2%) et en sels (moins de 1 à 10mg.l
-1 )
du brut avant passage en distillation. La purge du circuit de dessalage représente 5 à 6 % du
volume du brut traité (BERNE, 1991).
III.1.2 Condensats de procédés
Ils proviennent de la condensation des vapeurs qui ont été en contact avec les produits
pétroliers, on trouve :
 les condensats de distillation atmosphérique ou sous vide ; ayant un degré de pollution
très faible ;
 les condensats acides (Sour waters) issus d’une part, du craquage thermique dont le
soufre est converti en H 2 S et en mercaptans. D’autre part, d’hydrotraitement dont les
composés azotés sont transformés en NH 3 . L’acidité de ces condensats est en raison de
leurs fortes teneurs en HNH 4 S (NH 4
+ , HS
-
) et en phénols ;
 les condensats de réchauffage de produits (Vapocraquage) ; ayant un degré de
pollution plus faible, en notant la présence d’aldéhydes, d’acide acétique (pH 8 à 9) et
de phénols.
III.1.3 Effluents particuliers de procédés
Ces effluents contiennent :
 les ERI issues de soufflage des bitumes par le procédé de distillation sous
vide et la purge des ballons séparateurs de phase ; elles sont riche en
hydrocarbures et en hydrogène sulfuré ;
 les solvants provenant des unités de fabrication d’huiles lubrifiantes, parmi eux
on trouve ; le furfural (ou la N-méthylpyrrolidine (NMP)) pour l’extraction des
aromatiques et la méthyléthylcétone (MEC) ou la méthylisobutylcétone (MIBC) pour
le déparaffinage ;
 les ERI d’alkylation catalytique, présentant des teneurs élevées en acide sulfurique
et/ou fluorures.
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