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Introduction
Face à l’un des plus grands défis de notre temps – nourrir plus de 9 milliards de personnes d’ici à
2050 dans un contexte de changement climatique, d’incertitude économique et financière et de
concurrence de plus en plus vive autour des ressources naturelles, la communauté internationale a
pris des engagements sans précédent en septembre 2015, lorsque les États Membres de
l’Organisation des Nations Unies ont adopté le programme de développement durable à l’horizon
2030 (Programme 2030). Ce programme fixe notamment d’un objectif concernant la contribution
de la pêche à la sécurité alimentaire et à la nutrition, ainsi que la conduite de ce secteur au regard
de l’utilisation des ressources naturelles, dans un souci de développement durable sur les plans
économique, social et environnemental. (FAO, 2016).
Le poisson est devenu, au fil des années, un produit de luxe pour un bon nombre
d’algériens. La cherté du poisson est liée à la faiblesse de la production, même si des pratiques
spéculatives ont également leur impact. Alors que l’Algérie dispose de 1622 km de côtes (Projet
SMAP III, 2007), la production nationale ne dépasse pas les 100 000 tonnes annuellement (MPRH,
2016).L’Algérie se doit de développer l’exploitation de ses ressources halieutiques, considérées
comme un élément essentiel du développement. Parmi ces ressources, l’espèce Citharus linguatula
présentent un potentiel économique non négligeable, elle est connue sous le nom de limande, et
elle est traditionnellement retrouvée sur les étals des marchés et elle est bien appréciée du
consommateur.
Le présent travail est entrepris dans le but pour ce faire, l’estimation de l’âge et la croissance de
la limande Citharus linguatula, et situer le niveau d’exploitation actuel de cette espèce dans la
région centre algérienne.
Peu de travaux à l’échelle mondiale ont été entrepris sur C. Linguatula, parmi eux nous citons ceux
de Belghiti et al. (1994) au côté Atlantique du Maroc, Vassilopoulou et Papaconstantinou (1994)
dans la mer Egée, Garcia et al. (2000) en Espagne, Bayhan et al. (2009) dans la Mer Egée (Izmir
Bay), Boufersaoui et Bedda (2009) en Algérie, EfeUlutürk et al. (2061) dans la Mer Egée (Izmir
Bay).
Notre travail s’articule autour de trois chapitres :
Le premier chapitre est consacré à la présentation de la zone d’étude avec quelques caractéristiques
géographiques et météorologiques sous forme d’une synthèse bibliographique et aussi une
description de la morphologie et l’aspect biologique et écologique de C. linguatula, selon
Précédent

Age,croissance et évaluation du stock de citharus linguatula linnaeus, 1758 de la région centre algérienne : - 8/53

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