Introduction générale
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L’intensité des activités humaines dans des régions entourant des mers fermées et
semi-fermées, telle que la mer Méditerranée, a toujours à long terme une forte incidence
environnementale se traduisant par la dégradation côtière et maritime, ainsi que par un
risque aggravé de dommages plus sérieux (Domingo et Lucien, 1999). Les milieux marins,
plus spécialement les milieux côtiers sont donc soumis à de perpétuels changements
d’origine physique, chimique et bactériologique (Alain et Roger, 2004 in Boudraa et al.,
2011) et sont considérés comme des lieux fragiles et sensibles d’ après Bouras et al.
(2007).
Par ailleurs, ces milieux sont des ressources essentielles à la vie en général et aux
sociétés humaines en particulier, dont il faut surveiller la qualité en prévenant les
pollutions de toutes natures. Citons la pollution par les hydrocarbures (pétrole), qui
représentaient encore en 2009, 81 % de la demande mondiale d’énergie primaire. Dans ce
sous-ensemble, la part du pétrole était de 33 % (Beall et Feretti, 2012). L’extraction, le
transport et l’utilisation de cette source d’énergie entraînent des risques de pollution
(accidentelle et chronique) pour l’environnement
pouvant influencer l’équilibre
écologique et parfois entraîner la destruction de l’écosystème (Bouchez et al., 1996 in
Bordjiba, 2009). Nombreuses sont les études, qui évaluent entre 0.7 et 1.3 million de
tonnes de rejets annuels d’hydrocarbures en Méditerranée (CGPM-FAO, 1972 in Remili
et al., 2014).
La Méditerranée est désignée par la Convention MARPOL, comme Zone Spéciale
Marine « ZSM », dans laquelle tout rejet d’hydrocarbures est strictement interdit.
Mais en ne représentant que 1% de la surface des mers du globe, 28% du pétrole mondial
et 30% du trafic de la planète y transite (Carsin et al., 1998 in Remili et al., 2014). La côte
algérienne n’échappe pas à cette réalité, elle constitue une voie de navigation et de transit
préférentiel des pétroliers et des tankers dans le bassin occidental. La mer est déjà souillée
par les hydrocarbures et les produits des cuves des pétroliers lors de nettoyage ou de
naufrage. Un déversement de plus de 500.000 tonnes d'hydrocarbures a été signalé par
Dekhil S., (1992).
Le port d'Alger est un port semi-fermé, où convergent les rejets urbains d'une
ville de près de deux millions d'habitants, comprenant une importante zone industrielle et
commerciale avec des aires de stockage et de manutention ainsi que des secteurs réservés
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Etat de la pollution par les hydrocarbures du sédiment superficiel dans le port d\'Alger: bassin Mustapha - 14/83

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