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Depuis les années 1930, de nombreuses études se sont penchées sur la détermination
de la croissance du merlu (Hickling, 1933 ; Belloc, 1935). Ces études décrivent
des estimations de croissance très différentes, tant en Atlantique Nord-Est (Guichet et al.,
1973 ; Decamps et Labastie, 1978 ; Iglesias et Dery, 1981 ; Lucio et al., 2000 ; Piñeiro
et Sainza, 2003 ; de Pontual et al., 2003 ; Kacher et Amara, 2005 ; Pineiro et al., 2007;
Otxotorena et al., 2010) qu’en Méditerranée (Aldebert et Recasens, 1995 ; Morales-Nin
Aldebert, 1997; Arneri et Morales-Nin, 2000 ; Morales-Nin et Moranta, 2004 ; Belcari et al.,
2006 ; Khoufi et al., 2012).
Des études ont montré que le taux de croissance somatique obtenu par otolithométrie
pour le merlu du Nord-Est Atlantique et du golfe du Lion, par exemple, est de deux fois
supérieur à celui prédit par les modèles de croissance basés sur les méthodes indirectes
(Distribution de fréquence de taille des captures) (Bodiguel, 2008). En tout cas, il y est montré
que l’interprétation des lectures des macrostructures des otolithes reste très difficile (MoralesNin et Moranta, 2004 ; Kacher et Amara, 2005).
Malgré sa haute valeur marchande, cette espèce n’a suscité l’intérêt des biologistes
en Algérie que récemment. Ce travail est en effet une contribution à l’étude de la croissance
journalière et l’écologie trophique des jeunes merlus dans la baie de Jijel. Il est organisé
en trois chapitres.
Le premier consiste en une présentation générale de la baie de Jijel et de l’espèce
Merluccius merluccius. Le deuxième chapitre concerne la description du matériel utilisé,
du protocole d’étude et des méthodes d’échantillonnages. Le troisième présente les résultats
et la discussion et s’articule autour de deux axes. Le premier concerne la détermination
de l’âge des juvéniles de merlu de la baie de Jijel. L’objectif ici est d’estimer la croissance
journalière à partir de l’analyse des microstructures des otolithes. Cette technique s'est avérée
être un outil utile dans la résolution de la question de la croissance et de déterminer la taille
de l’individu au terme d’une année de vie ainsi que les taux de croissance, la croissance
en poids et l’indice de condition (k) des juvéniles de merlu pour deux saisons différentes
(hiver et printemps). Le deuxième traite les indices du régime alimentaire des merlus ainsi
que les variations de l’alimentation et l’écologie trophique en fonction de la taille
des individus. L’étude de la variabilité de l’alimentation d’une espèce permet d’appréhender
son adaptabilité aux fluctuations des ressources alimentaires, et donc de mieux comprendre
les variations de son abondance. La conclusion fait une synthèse sur les résultats
déjà présentés.
Depuis les années 1930, de nombreuses études se sont penchées sur la détermination
de la croissance du merlu (Hickling, 1933 ; Belloc, 1935). Ces études décrivent
des estimations de croissance très différentes, tant en Atlantique Nord-Est (Guichet et al.,
1973 ; Decamps et Labastie, 1978 ; Iglesias et Dery, 1981 ; Lucio et al., 2000 ; Piñeiro
et Sainza, 2003 ; de Pontual et al., 2003 ; Kacher et Amara, 2005 ; Pineiro et al., 2007;
Otxotorena et al., 2010) qu’en Méditerranée (Aldebert et Recasens, 1995 ; Morales-Nin
Aldebert, 1997; Arneri et Morales-Nin, 2000 ; Morales-Nin et Moranta, 2004 ; Belcari et al.,
2006 ; Khoufi et al., 2012).
Des études ont montré que le taux de croissance somatique obtenu par otolithométrie
pour le merlu du Nord-Est Atlantique et du golfe du Lion, par exemple, est de deux fois
supérieur à celui prédit par les modèles de croissance basés sur les méthodes indirectes
(Distribution de fréquence de taille des captures) (Bodiguel, 2008). En tout cas, il y est montré
que l’interprétation des lectures des macrostructures des otolithes reste très difficile (MoralesNin et Moranta, 2004 ; Kacher et Amara, 2005).
Malgré sa haute valeur marchande, cette espèce n’a suscité l’intérêt des biologistes
en Algérie que récemment. Ce travail est en effet une contribution à l’étude de la croissance
journalière et l’écologie trophique des jeunes merlus dans la baie de Jijel. Il est organisé
en trois chapitres.
Le premier consiste en une présentation générale de la baie de Jijel et de l’espèce
Merluccius merluccius. Le deuxième chapitre concerne la description du matériel utilisé,
du protocole d’étude et des méthodes d’échantillonnages. Le troisième présente les résultats
et la discussion et s’articule autour de deux axes. Le premier concerne la détermination
de l’âge des juvéniles de merlu de la baie de Jijel. L’objectif ici est d’estimer la croissance
journalière à partir de l’analyse des microstructures des otolithes. Cette technique s'est avérée
être un outil utile dans la résolution de la question de la croissance et de déterminer la taille
de l’individu au terme d’une année de vie ainsi que les taux de croissance, la croissance
en poids et l’indice de condition (k) des juvéniles de merlu pour deux saisons différentes
(hiver et printemps). Le deuxième traite les indices du régime alimentaire des merlus ainsi
que les variations de l’alimentation et l’écologie trophique en fonction de la taille
des individus. L’étude de la variabilité de l’alimentation d’une espèce permet d’appréhender
son adaptabilité aux fluctuations des ressources alimentaires, et donc de mieux comprendre
les variations de son abondance. La conclusion fait une synthèse sur les résultats
déjà présentés.
