introduction 2018
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Introduction
Au cours des dernières décennies, l’activité anthropique exercée sur les zones côtières dans le monde
a entrainé des bouleversements notables de la qualité biologique et chimique des eaux marines côtières. Ces
milieux sont de plus en plus affectés à cause des rejets urbains, agricoles et industriels et
l’utilisation de l’océan comme dépotoir pouvant mener à des hauts niveaux de pollution (Diop, et
al., 2012), notamment dans les zones estuariennes et côtières qui sont les plus touchées par cette
contamination.
Parmi les nombreux composés chimiques déversés dans le milieu marin côtier en trouve les
métaux traces. Ces derniers sont omniprésents dans les eaux de surface avec des concentrations
très faibles, en général sont de l’ordre de quelques nanogrammes par litre d’eau (ng/l) (Stellio,
2005) ; ce qui explique leur dénomination de «métaux traces» ou « éléments traces métalliques »
(ETM) (Miguel, 2009).
Selon leur effet sur le biotope dans les écosystèmes marins, les éléments traces métalliques
(et métalloïdes) peuvent être classés en deux grandes catégories. La première catégorie regroupe
les éléments considérés comme des oligoéléments (Fe, Mn, Co, Cu, Zn…) qui sont essentiels aux
métabolismes des organismes marins. La deuxième catégorie englobe des éléments métalliques
toxiques (Hg, Pb, Cd…). Lorsqu’ils sont apportés en excès et concentrés le long de la chaîne
alimentaire, ces éléments représentent une menace pour l’équilibre des écosystèmes et pour la
santé humaine. En effet, beaucoup d’éléments métalliques présentent à la fois un caractère
essentiel et toxique ; ces deux caractères étant en fonction de leurs concentrations mais surtout de
leur spéciation (Tanguy, 2012).
Afin de connaître et de suivre l’évolution de la contamination chimique des différentes
matrices (eau, sédiments et biotes) du milieu marin côtier par ces ETMs, nombreux programmes
de recherche et de surveillance de l’environnement marin côtier ont été mis en œuvre. L’une des
méthodes appliquées par ces programmes de recherche et de surveillance est l’utilisation des
indicateurs biologiques, indispensable et adéquate pour l’évaluation de la qualité du milieu marin
côtier.
Dans le travail présent on est focalisé sur la biosurveillance des métaux traces chez deux
espèces de moules (Mytilus galloprovincialis et Perna perna) dans le littoral algérois. Ce
mémoire est structuré en quatre chapitres comme suit :
- Le premier chapitre est consacré à une recherche bibliographique (généralités) qui se compose de
trois principaux volets, à savoir i) des généralités sur la pollution d’une manière générale
(définition, types de pollution …etc.), ii) un regard sur la pollution par les métaux traces en
abordant sa définition, ses sources, l’utilisation des métaux traces, leur impact sur l’homme et les
organismes marins… constitue le deuxième volet. iii) Le troisième volet est spécifique à la
biologie, la répartition et le choix des organismes utilisés dans la biosurveillance de cette étude à
savoir la moule Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et la moule Perna perna (Linnaeus
1758).
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 14/82

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