Chapitre V
Reproduction
100
Le suivi saisonnier du coefficient de condition (K) a révélé des variations significatives
chez les deux sexes, ce qui indiquerait que ce coefficient est affecté par la maturation des
produits génitaux. Ceci est le cas pour cette espèce de poisson dans la lagune du Mellah
(Chaoui et al., 2006).
La connaissance de la taille de première maturité sexuelle chez les poissons est essentielle
pour déterminer la taille minimale de capture dans l’optique d’une gestion raisonnée des
stocks. Chez S. aurata de la lagune de Bardawil (Égypte), Ahmed (2011) a rapporté que la
première maturité sexuelle est atteinte à la taille de 20,5 cm pour les mâles et de 22,8 cm pour
les femelles. Hadj-Taieb et al. (2013) trouvent, dans le golfe de Gabès (Tunisie), une Lm50 de
17,6 cm pour les mâles et de 18,8 cm pour les femelles. Dans notre étude, les tailles de
première maturité sexuelle sont estimées à 18,26 et 19,61 cm respectivement chez les mâles et
les femelles. Cependant, les mâles atteignent la maturité sexuelle plus rapidement que les
femelles. Cela serait dû à l’hermaphrodisme protandre observé chez la plupart des Sparidés
(Chaoui et al., 2006 ; Benchalel, 2010 ; Lechekhab et al., 2010 ; Hadj-Taieb et al., 2013 ;
Boufersaoui et Harchouche, 2015 ; Boufersaoui, 2016). En Algérie, le Décret exécutif n°
2004-86 stipule une taille minimale de capture légale de 20 cm. Ce règlement est donc
approprié pour la daurade royale.
Chez S. aurata, le sex-ratio observé pour l’ensemble des captures montre une dominance
des mâles (67,65 %). Ce résultat est semblable à celui de Hadj-Taieb et al. (2013) dans le
golfe de Gabès (Tunisie). Cette prédominance d’un des sexes est un phénomène relativement
fréquent chez de nombreuses espèces de poissons téléostéens (Ben Slama et al., 2010 ; HadjTaieb et al., 2013 ; Mezedjri et al., 2013 ; Boufersaoui et Harchouche, 2015 ; Zouakh et al.,
2016). Plusieurs hypothèses, entre autres la reproduction, le déplacement pour la recherche de
nourriture et la croissance différentielle pourraient expliquer cette tendance.
Conclusion
L’étude de l’évolution du RGS a permis de déterminer la période de ponte de S. aurata.
Cette période s’échelonne du mois de décembre au mois de janvier.
Le rapport hépato-somatique (RHS) atteint son maximum au cours de la maturation
sexuelle des gonades chez les deux sexes de S. aurata. Les valeurs minimales s’observent dès
la fin de la période de ponte.
Les variations du coefficient de condition sont peu importantes. Mais il faut signaler, à
priori, qu’au moment de la ponte, la condition ou l’embonpoint du poisson est à son minimum
Reproduction
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Le suivi saisonnier du coefficient de condition (K) a révélé des variations significatives
chez les deux sexes, ce qui indiquerait que ce coefficient est affecté par la maturation des
produits génitaux. Ceci est le cas pour cette espèce de poisson dans la lagune du Mellah
(Chaoui et al., 2006).
La connaissance de la taille de première maturité sexuelle chez les poissons est essentielle
pour déterminer la taille minimale de capture dans l’optique d’une gestion raisonnée des
stocks. Chez S. aurata de la lagune de Bardawil (Égypte), Ahmed (2011) a rapporté que la
première maturité sexuelle est atteinte à la taille de 20,5 cm pour les mâles et de 22,8 cm pour
les femelles. Hadj-Taieb et al. (2013) trouvent, dans le golfe de Gabès (Tunisie), une Lm50 de
17,6 cm pour les mâles et de 18,8 cm pour les femelles. Dans notre étude, les tailles de
première maturité sexuelle sont estimées à 18,26 et 19,61 cm respectivement chez les mâles et
les femelles. Cependant, les mâles atteignent la maturité sexuelle plus rapidement que les
femelles. Cela serait dû à l’hermaphrodisme protandre observé chez la plupart des Sparidés
(Chaoui et al., 2006 ; Benchalel, 2010 ; Lechekhab et al., 2010 ; Hadj-Taieb et al., 2013 ;
Boufersaoui et Harchouche, 2015 ; Boufersaoui, 2016). En Algérie, le Décret exécutif n°
2004-86 stipule une taille minimale de capture légale de 20 cm. Ce règlement est donc
approprié pour la daurade royale.
Chez S. aurata, le sex-ratio observé pour l’ensemble des captures montre une dominance
des mâles (67,65 %). Ce résultat est semblable à celui de Hadj-Taieb et al. (2013) dans le
golfe de Gabès (Tunisie). Cette prédominance d’un des sexes est un phénomène relativement
fréquent chez de nombreuses espèces de poissons téléostéens (Ben Slama et al., 2010 ; HadjTaieb et al., 2013 ; Mezedjri et al., 2013 ; Boufersaoui et Harchouche, 2015 ; Zouakh et al.,
2016). Plusieurs hypothèses, entre autres la reproduction, le déplacement pour la recherche de
nourriture et la croissance différentielle pourraient expliquer cette tendance.
Conclusion
L’étude de l’évolution du RGS a permis de déterminer la période de ponte de S. aurata.
Cette période s’échelonne du mois de décembre au mois de janvier.
Le rapport hépato-somatique (RHS) atteint son maximum au cours de la maturation
sexuelle des gonades chez les deux sexes de S. aurata. Les valeurs minimales s’observent dès
la fin de la période de ponte.
Les variations du coefficient de condition sont peu importantes. Mais il faut signaler, à
priori, qu’au moment de la ponte, la condition ou l’embonpoint du poisson est à son minimum
