CHAPITRE 1 : GENERALITES
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𝑄𝑠 = Le transport en suspension
Le taux de transport représente le volume de matériaux transportes par unité de temps et par
unité de longueur. Il s'exprime en m
2
/s et peut être interprète comme le flux des concentrations,
intègre sur la hauteur d'eau.
Figure 1.11 : Modes de transports sédimentaires selon la granulométrie (Jaud, 2011).
2.2.1.1 Transport par charriage
Les grains de sable peuvent être transportés par le courant en glissant sur le fond, en roulant ou
encore en faisant des petits « sauts ». Dans ce mode de transport, les sédiments sont en contact
avec le fond (sauf pour de très courtes durées pendant le « saut »).Sur les plages sableuses, ce
mode sera favorise par la présence de conditions peu énergétiques et/ou de sédiments grossiers.
2.2.1.2 Transport par suspension
Les sédiments peuvent être arrachés du fond (par turbulence ou par la présence d’un courant
suffisamment intense), les grains de sable sont advectés par l’écoulement et sont transportés dans
la colonne d’eau. Lors de ce transport, le sédiment ne touche plus le fond pendant de longues
périodes. Ce mode est favorisé par la présence de conditions énergétiques et de sédiments fins.
2.2.1.3 Transport par « sheet flow ».
On observe ce mode de transport en présence de courants intenses et de sédiments relativement
grossiers. Les sédiments au fond sont soumis à de très fortes contraintes et se déplacent à
l’intérieure d’une couche très fine (de l’ordre de quelques diamètres de sable) de manière
désorganisée.
Ces modes de transport sédimentaire sont représentés par la Figure 1.12
Figure 1.12 : Les trois modes de transport sédimentaire (Camenen, 2002) d’après (Fredsoe & Deigaard , 1994) : transport par
charriage, transport par suspension, transport par « sheet flow ».
2.2.2 Le rôle des courants moyens dans le transport sédimentaire
Les courants moyens décrits précédemment contrôlent une grande partie du transport
sédimentaire. Lorsque l'incidence de la houle est oblique, les vagues induisent un courant de
dérive. Ce courant contribue donc au transit sédimentaire en déplaçant des volumes importants
de sédiments d'un endroit à un autre le long de la cote, que l'on appelle « dérive littorale ». Cette
dérive littorale contrôle ainsi les apports sédimentaires le long de la cote.
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