Chapitre I : Généralités
Partie 1 : Synthèse bibliographique
21
1.3.3.1 Formation et évolution
Les caractéristiques des falaises à savoir ; hauteur, profil et vitesse de recul, sont en fonction
des conditions topographiques et structurales d’une part, et des processus morphogéniques en
jeu d’autre part.
1.3.3.2 Conditions topographiques et structurales
Une falaise apparaît lorsque la mer entaille, par enlèvement d’un prisme de matériaux
rocheux, un versant continental créé, suivant les cas, par l’érosion subaérienne, par l’activité
éruptive ou par des mouvements tectoniques.
La configuration diversifiée des falaises dépend de nombreux paramètres dont les principaux
sont la nature lithologique, la structure géologique, la hauteur et les processus d’érosion en
cours ou passés (Sunamura, 1992 ; Trenhaile et al., 2002 Nunes et al., 2009). A partir
uniquement du critère lithologique, on peut distinguer trois types de falaises (Caplain, 2011) :
consolidées, non consolidées ou intermédiaires.
Les falaises consolidées sont constituées de roches compactes et peu déformables
(sédimentaires, métamorphiques, cristallines ou volcaniques). Elles présentent un profil
topographique plutôt vertical avec des hauteurs maximales comprises entre quelques mètres et
plusieurs centaines de mètres. La dynamique érosive s’exprime principalement par des
effondrements gravitaires avec des taux de recul relativement ‘‘lents’’ (ordre du mm au cm/
an) (Costa et al., 2004 ; Marques et al., 2006 ; Rosser et al., 2013).
Les falaises non consolidées sont formées de matériaux meubles tels que l’argile, le sable ou
le gravier (Collins et Sitar, 2008) (Figure I-13), Les modes d’érosion se traduisent
principalement par des effondrements, glissements et affaissements de terrain. Compte tenu
cette raison qu’elles comptent parmi les formations côtières les plus étudiées (Naylor et al.,
2010) puisque l’érosion est facilement observable (Hall, 2002 ; Moore et Griggs, 2002 ; Dong
et Guzzetti, 2005 ; Himmelstoss et al., 2006 ; Collins et Sitar, 2008 ; Lee, 2008 ; Young et al.,
2009 ; Brook et Spencer, 2010 ; Castedo et al., 2012).
Les falaises intermédiaires possèdent, les caractéristiques combinées des deux précédents
types de falaises. Cette dernière typologie inclue donc une très grande variété de configuration
qui dépend de la disposition des matériaux.
Partie 1 : Synthèse bibliographique
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1.3.3.1 Formation et évolution
Les caractéristiques des falaises à savoir ; hauteur, profil et vitesse de recul, sont en fonction
des conditions topographiques et structurales d’une part, et des processus morphogéniques en
jeu d’autre part.
1.3.3.2 Conditions topographiques et structurales
Une falaise apparaît lorsque la mer entaille, par enlèvement d’un prisme de matériaux
rocheux, un versant continental créé, suivant les cas, par l’érosion subaérienne, par l’activité
éruptive ou par des mouvements tectoniques.
La configuration diversifiée des falaises dépend de nombreux paramètres dont les principaux
sont la nature lithologique, la structure géologique, la hauteur et les processus d’érosion en
cours ou passés (Sunamura, 1992 ; Trenhaile et al., 2002 Nunes et al., 2009). A partir
uniquement du critère lithologique, on peut distinguer trois types de falaises (Caplain, 2011) :
consolidées, non consolidées ou intermédiaires.
Les falaises consolidées sont constituées de roches compactes et peu déformables
(sédimentaires, métamorphiques, cristallines ou volcaniques). Elles présentent un profil
topographique plutôt vertical avec des hauteurs maximales comprises entre quelques mètres et
plusieurs centaines de mètres. La dynamique érosive s’exprime principalement par des
effondrements gravitaires avec des taux de recul relativement ‘‘lents’’ (ordre du mm au cm/
an) (Costa et al., 2004 ; Marques et al., 2006 ; Rosser et al., 2013).
Les falaises non consolidées sont formées de matériaux meubles tels que l’argile, le sable ou
le gravier (Collins et Sitar, 2008) (Figure I-13), Les modes d’érosion se traduisent
principalement par des effondrements, glissements et affaissements de terrain. Compte tenu
cette raison qu’elles comptent parmi les formations côtières les plus étudiées (Naylor et al.,
2010) puisque l’érosion est facilement observable (Hall, 2002 ; Moore et Griggs, 2002 ; Dong
et Guzzetti, 2005 ; Himmelstoss et al., 2006 ; Collins et Sitar, 2008 ; Lee, 2008 ; Young et al.,
2009 ; Brook et Spencer, 2010 ; Castedo et al., 2012).
Les falaises intermédiaires possèdent, les caractéristiques combinées des deux précédents
types de falaises. Cette dernière typologie inclue donc une très grande variété de configuration
qui dépend de la disposition des matériaux.
