Chapitre I : Généralités
Partie 1 : Synthèse bibliographique
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En ce qui concerne le forçage naturel, l’explication serait dans la conjugaison de plusieurs
principaux facteurs :
• La pénurie en sédiments enregistrée depuis la fin de la transgression postglaciaire, il
y a environ 6000 ans B.P (Before present) ; transgression qui a engendré la baisse de
la compétence des fleuves côtiers à charrier d’énormes quantités de sédiments
(Giresse, 1989).
• La variabilité des conditions hydrométéorologiques.
• La remontée du niveau marin (Pirazzoli, 1993 ; Meur-Férec, 2006 ; GEIC, 2014).
Cependant, les conditions hydrodynamiques locales dépendent des forçages au large qui sont
aussi fortement influencés par la topographie locale (Rihouey, 2014).
À ces causes naturelles, s’ajoutent de multiples actions anthropiques :
• Le piégeage des sédiments par les barrages hydroélectriques le long des fleuves
pourvoyeurs de sédiments,
• L'extraction de granulats côtiers et marins,
• L’installation des infrastructures de transport et des ouvrages divers sur le haut de
plage et dans les zones de transferts sédimentaires.
Tous ces facteurs participent aux déséquilibres de la dynamique sédimentaire et amplifient, de
ce fait, le phénomène de l’érosion côtière. Le littoral se projette donc comme un milieu
fragile. Dans une approche géomorphologique ; il se présente sous deux types de côtes :
Côtes dures : Rocheuses, majoritairement des falaises ou des rock beaches ; non couverte de
végétation, parfois en forte pente, de hauteur très variable, au contact de la mer et de la terre et
est dû à l’action ou à la présence marine.
Côtes d’accumulations : Accumulations des sédiments d’origine marine ou terrigène
transportés par les vents et les houles. Dites côtes basses, dynamiques et changeables dans le
temps.
1.1.1 Le budget sédimentaire
Les actions conjuguées de la mer et du vent ont pour effet de déplacer les sables et donc de
modifier la morphologie du littoral. La forme de la côte et la dynamique des sédiments
permettent d’identifier des cellules sédimentaires. Il existe une forte interdépendance entre les
processus d’une même cellule (érosion/accrétion... etc.) (Mallet et Favennec, 2011).
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