CHAPITRE IV
Cas d’étude n°2
210
4.3.5.1 Discussion
On constate une forte corrélation entre l’urbanisation totale et les dunes défrichées (0,96 et 0,99).
Cela traduit l’aspect de l’urbanisation algéroise qui s’est implantée au détriment des surfaces
dunaires. La corrélation est plus élevée avec les dunes consolidées car elles ont connu les plus
grandes surfaces de défrichement.
Les surfaces perdues du trait de côte sont liées (0,17) au défrichement des dunes côtières (proches
des plages). Le fait que ce lien soit faible est probablement dû à la présence d’autres facteurs
pouvant alimenter la plage et compenser l’érosion (apport des courants de dérive (Figure IV-57e2), apport des Oueds depuis l’intérieur du pays…etc.).
Les surfaces gagnées (accrétion) sont également positivement liées à l’urbanisation et au
défrichement des dunes/dunes consolidées (0,57 et 0,29) de manière « hypothétiquement
improbable ». Ceci est dû au fait que souvent, l’urbanisation côtière s’est vue accompagnée de
« rechargement artificiel de plage et d’implantation d’ouvrages de protection » (Figure IV-57-c,
d3, e2), ce qui a contribué à l’augmentation du bilan sédimentaire des plages / trait de côte. En
effet, afin de pallier aux soudaines érosions marines, les ouvrages de protection ne semblent pas
suffisants. La complémentarité des sédiments d’emprunt est souvent préconisée.
Dans notre matrice, l’urbanisation est très faiblement liée aux surfaces perdues du TC (trait de
côte) car deux variables dans la même période temporelle sont comparées, or le rapport de cause
à effet est souvent reporté dans le temps (l’érosion du trait de côte n’a lieu que des années plus
tard).
Le rapport est faible entre « dune consolidée » et « surface perdue des plages » (-0,12), étant
donné les dunes consolidées sont structurellement moins meubles et moins aptes au transport
sédimentaire que les dunes littorales de proximités. Parfois, elles sont enfouies et fixées par
l’urbanisation ou des formes de végétation (arbustes).
Dans certains cas aussi, le défrichement des dunes consolidées près des Oueds peut intensifier ce
rapport négatif par le biais des sables rejetés dans les Oueds et en alimentant les plages par la
suite (Figure IV-57.a). Il est à noter que certaines des faibles corrélations sont dues à la
complexité des processus naturels s’opérant au sein du système côtier.
Cas d’étude n°2
210
4.3.5.1 Discussion
On constate une forte corrélation entre l’urbanisation totale et les dunes défrichées (0,96 et 0,99).
Cela traduit l’aspect de l’urbanisation algéroise qui s’est implantée au détriment des surfaces
dunaires. La corrélation est plus élevée avec les dunes consolidées car elles ont connu les plus
grandes surfaces de défrichement.
Les surfaces perdues du trait de côte sont liées (0,17) au défrichement des dunes côtières (proches
des plages). Le fait que ce lien soit faible est probablement dû à la présence d’autres facteurs
pouvant alimenter la plage et compenser l’érosion (apport des courants de dérive (Figure IV-57e2), apport des Oueds depuis l’intérieur du pays…etc.).
Les surfaces gagnées (accrétion) sont également positivement liées à l’urbanisation et au
défrichement des dunes/dunes consolidées (0,57 et 0,29) de manière « hypothétiquement
improbable ». Ceci est dû au fait que souvent, l’urbanisation côtière s’est vue accompagnée de
« rechargement artificiel de plage et d’implantation d’ouvrages de protection » (Figure IV-57-c,
d3, e2), ce qui a contribué à l’augmentation du bilan sédimentaire des plages / trait de côte. En
effet, afin de pallier aux soudaines érosions marines, les ouvrages de protection ne semblent pas
suffisants. La complémentarité des sédiments d’emprunt est souvent préconisée.
Dans notre matrice, l’urbanisation est très faiblement liée aux surfaces perdues du TC (trait de
côte) car deux variables dans la même période temporelle sont comparées, or le rapport de cause
à effet est souvent reporté dans le temps (l’érosion du trait de côte n’a lieu que des années plus
tard).
Le rapport est faible entre « dune consolidée » et « surface perdue des plages » (-0,12), étant
donné les dunes consolidées sont structurellement moins meubles et moins aptes au transport
sédimentaire que les dunes littorales de proximités. Parfois, elles sont enfouies et fixées par
l’urbanisation ou des formes de végétation (arbustes).
Dans certains cas aussi, le défrichement des dunes consolidées près des Oueds peut intensifier ce
rapport négatif par le biais des sables rejetés dans les Oueds et en alimentant les plages par la
suite (Figure IV-57.a). Il est à noter que certaines des faibles corrélations sont dues à la
complexité des processus naturels s’opérant au sein du système côtier.
