CHAPITRE IV
Cas d’étude n°2
197
La croissance démographique, par son besoin d’urbanisation/artificialisation, contribue à la
fragilisation de la baie d’Alger (Mihoubi et al., 2014) pouvant ainsi induire une perturbation de
l’équilibre sédimentaire et de la santé des écosystèmes. Ce qui accroît le niveau de risque
d’érosion sur le littoral (LEM, 1998), notamment dans les zones fortement occupées.
L’objectif du présent cas d’étude s’articule autour de la mise en évidence des éventuels liens
directs ou indirects entre l’action de l’artificialisation de la zone côtière, son impact sur les
systèmes côtiers en fragile équilibre, ainsi que l’impact de ces deux variables sur l’évolution des
rivages qui se localisent dans la zone influencée.
L’observation de la variabilité de l’expansion du tissu urbain (A) et de facto la réduction des
espaces dunaires (B) dans une échelle multi-temporelle peut mettre en évidence l’éventuelle
relation entre cette variabilité et les fluctuations de la ligne de rivage. L’intervalle de temps entre
A et B correspond à un impact ressenti et peut ainsi aider les décideurs à réconcilier « respect de
l’environnement et aménagement » (Maret et Cadoul, 2007).
Sur le plan hydrodynamique, les côtes algéroises se caractérisent par une hauteur moyenne de
vagues faible à moyenne (entre 0.2 et 3 m d’amplitude). Malgré l’absence de données précises
sur l’hydrodynamisme de la région, la hauteur maximale des vagues observées au cours des dix
dernières années est de 3 m (Larara et al., 2012). Les hauteurs entre 2 et 3 m n’étant atteintes en
Algérie que lors des épisodes spécifiques de haute énergie comme des tempêtes ou lors de
séismes (Yelles-Chaouch et al., 2009). On retiendra une hauteur d’un mètre correspondant aux
hauteurs les plus significatives dans la baie d’Alger (Hemdane et al., 2016).
La moyenne significative des marées est la différence verticale entre la marée la plus haute et la
marée la plus basse. Dans le bassin algérois, la marée moyenne est de 0.16 m (Albérola et al.,
1995) et est considérée comme faible.
4.3.3 Evolution des espaces dunaires
4.3.3.1 Extraction cartographique des dunes côtières à Alger
La cartographie des dunes côtières est réalisée à partir de la carte géologique de la baie (feuille
d’Alger, 1 :50000, publiée en 1964, mais réalisée entre 1948 et 1962) illustrant la nature
Cas d’étude n°2
197
La croissance démographique, par son besoin d’urbanisation/artificialisation, contribue à la
fragilisation de la baie d’Alger (Mihoubi et al., 2014) pouvant ainsi induire une perturbation de
l’équilibre sédimentaire et de la santé des écosystèmes. Ce qui accroît le niveau de risque
d’érosion sur le littoral (LEM, 1998), notamment dans les zones fortement occupées.
L’objectif du présent cas d’étude s’articule autour de la mise en évidence des éventuels liens
directs ou indirects entre l’action de l’artificialisation de la zone côtière, son impact sur les
systèmes côtiers en fragile équilibre, ainsi que l’impact de ces deux variables sur l’évolution des
rivages qui se localisent dans la zone influencée.
L’observation de la variabilité de l’expansion du tissu urbain (A) et de facto la réduction des
espaces dunaires (B) dans une échelle multi-temporelle peut mettre en évidence l’éventuelle
relation entre cette variabilité et les fluctuations de la ligne de rivage. L’intervalle de temps entre
A et B correspond à un impact ressenti et peut ainsi aider les décideurs à réconcilier « respect de
l’environnement et aménagement » (Maret et Cadoul, 2007).
Sur le plan hydrodynamique, les côtes algéroises se caractérisent par une hauteur moyenne de
vagues faible à moyenne (entre 0.2 et 3 m d’amplitude). Malgré l’absence de données précises
sur l’hydrodynamisme de la région, la hauteur maximale des vagues observées au cours des dix
dernières années est de 3 m (Larara et al., 2012). Les hauteurs entre 2 et 3 m n’étant atteintes en
Algérie que lors des épisodes spécifiques de haute énergie comme des tempêtes ou lors de
séismes (Yelles-Chaouch et al., 2009). On retiendra une hauteur d’un mètre correspondant aux
hauteurs les plus significatives dans la baie d’Alger (Hemdane et al., 2016).
La moyenne significative des marées est la différence verticale entre la marée la plus haute et la
marée la plus basse. Dans le bassin algérois, la marée moyenne est de 0.16 m (Albérola et al.,
1995) et est considérée comme faible.
4.3.3 Evolution des espaces dunaires
4.3.3.1 Extraction cartographique des dunes côtières à Alger
La cartographie des dunes côtières est réalisée à partir de la carte géologique de la baie (feuille
d’Alger, 1 :50000, publiée en 1964, mais réalisée entre 1948 et 1962) illustrant la nature
