Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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3.10 Conclusion
Tout au long de ce chapitre beaucoup d'informations ont été recueillies. Ces dernières nous
ont permis de faire ressortir les conclusions suivantes :
L'étude de la cinématique côtière est efficace pour appréhender une approche pragmatique,
des observations de terrain à l'utilisation de techniques géospatiales avec un système
d'information géographique (extension DSAS). Cette analyse a permis de formaliser le risque
d'érosion en le caractérisant (calcul d'EPR et de NSM), de le qualifier (fort ou faible) et enfin
de le cartographier, avec une perspective permettant de prédire la vulnérabilité côtière. Dans
ce contexte, l’évaluation des bilans surfaciques montre une énorme perte de terrain de l’ordre
de 3.4 ± 0.09 ha sur une période qui avoisine les 60 ans. Une tendance à l’érosion est donc
signalée. Si rien n’est envisagé, le bilan des terres perdues risque encore de s’alourdir dans les
prochaines années.
Le monitoring spatial de l’artificialisation de la côte couplé à des outils de calculs
géostatistiques a donné des résultats satisfaisants en matière de tendance globale
(Urbanisation/défrichement/érosion/accrétion). Dans ce diagnostic approfondi, des méthodes
et techniques ont été co-construites pour une évaluation du risque d'érosion, afin de fournir un
outil d’aide à la prise de décision pour les parties prenantes dans un processus de gestion
intégrée des littoraux algérois.
Ce volet de travail a aussi montré que le couplage des techniques géo-spatiales, telles que les
photographies aériennes et les données issues du DGPS dans des logiciels SIG, peut fournir
des informations fiables et précises sur l’évolution des côtes. Aussi, l’utilisation de l’outil de
calculs géostatistiques DSAS, a donné des résultats satisfaisants très cohérents avec les
observations et la réalité terrain.
A terme, les différents travaux réalisés devraient permettre une meilleure connaissance du
milieu côtier, un espace stratégique de première importance, puisqu’il est l’interface entre les
océans et les continents et donc une meilleure gestion des zones littorales.
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