Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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3.9.3.6 Discussion des résultats
Les résultats des tableaux III-7 et III-8 confirment l'évolution dynamique qui change d'une
période à l'autre. Nous avons constaté que les plages étaient stables avec peu d'accrétion
durant la période allant de 1959 à 1980 (+ 0,79 ha). Cet état a commencé à changer au cours
de la période (1980-2003) où la perte de terrains est devenue importante (-2,56 ha). Au cours
de la dernière période (2003-2017), une perte massive de terres a été constatée, atteignant les
5,02 ha. La perte maximale survenue au cours de cette période est d'environ 7,32 ha.
Cette analyse a montré que la région est exposée au risque d’érosion lorsque la tendance
évolutive du littoral est en récession ces dernières années. En effet, le tableau III-7 montre que
l'évolution du linéaire côtier fluctue dans le temps, celui-ci ayant globalement progressé de
1959 à 1980 (69% d'accrétion contre 31% d'érosion). Cette évolution a totalement changé
durant la deuxième période. Ainsi à partir de 2003, on observe une inversion totale de la
tendance de l'évolution avec 31% d'accrétion contre 69% d'érosion.
Les résultats du tableau III.3 sont cohérents avec ceux du tableau III.4 et où la superficie
totale des plages perdue entre 1959 et 2017 est de 3,09 ha. De nos jours, la zone présente une
tendance à l'érosion. Cette tendance a évidemment des facteurs déterminants. En effet, la
région Est d’Alger se caractérise par une nature très attractive et une diversité
géomorphologique (grande plage, falaise, zones humides, îles…) la soumettant à une pression
permanente.
Au cours de son évolution, la côte Est d’Alger a connu une transformation sans précédent.
Essentiellement une expansion de la construction locale afin de répondre aux besoins dans
différents domaines : logement, industrie et tourisme. Ces actions anthropiques ont provoqué
l’altération et la transformation des paysages côtiers, par conséquent, la probabilité d'une
augmentation des risques côtiers a été multipliée.
Il est à noter également que les plages de l'Est d'Alger sont exposées à de multiples facteurs
naturels défavorables à leur progradation. La configuration et l'orientation de la zone sont très
favorables aux attaques hydrodynamiques (Figure III-50.c), en particulier aux houles de
tempête Nord-Ouest. De plus, les observations sur le terrain montrent également la lithologie
vulnérable de certaines parties de la zone étudiée. Bien que les caractères morphodynamiques
intermédiaires soient compris entre 1 et 6 dans toute la région, la zone occidentale connaît une
récession en raison de son caractère réfléchissant.
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3.9.3.6 Discussion des résultats
Les résultats des tableaux III-7 et III-8 confirment l'évolution dynamique qui change d'une
période à l'autre. Nous avons constaté que les plages étaient stables avec peu d'accrétion
durant la période allant de 1959 à 1980 (+ 0,79 ha). Cet état a commencé à changer au cours
de la période (1980-2003) où la perte de terrains est devenue importante (-2,56 ha). Au cours
de la dernière période (2003-2017), une perte massive de terres a été constatée, atteignant les
5,02 ha. La perte maximale survenue au cours de cette période est d'environ 7,32 ha.
Cette analyse a montré que la région est exposée au risque d’érosion lorsque la tendance
évolutive du littoral est en récession ces dernières années. En effet, le tableau III-7 montre que
l'évolution du linéaire côtier fluctue dans le temps, celui-ci ayant globalement progressé de
1959 à 1980 (69% d'accrétion contre 31% d'érosion). Cette évolution a totalement changé
durant la deuxième période. Ainsi à partir de 2003, on observe une inversion totale de la
tendance de l'évolution avec 31% d'accrétion contre 69% d'érosion.
Les résultats du tableau III.3 sont cohérents avec ceux du tableau III.4 et où la superficie
totale des plages perdue entre 1959 et 2017 est de 3,09 ha. De nos jours, la zone présente une
tendance à l'érosion. Cette tendance a évidemment des facteurs déterminants. En effet, la
région Est d’Alger se caractérise par une nature très attractive et une diversité
géomorphologique (grande plage, falaise, zones humides, îles…) la soumettant à une pression
permanente.
Au cours de son évolution, la côte Est d’Alger a connu une transformation sans précédent.
Essentiellement une expansion de la construction locale afin de répondre aux besoins dans
différents domaines : logement, industrie et tourisme. Ces actions anthropiques ont provoqué
l’altération et la transformation des paysages côtiers, par conséquent, la probabilité d'une
augmentation des risques côtiers a été multipliée.
Il est à noter également que les plages de l'Est d'Alger sont exposées à de multiples facteurs
naturels défavorables à leur progradation. La configuration et l'orientation de la zone sont très
favorables aux attaques hydrodynamiques (Figure III-50.c), en particulier aux houles de
tempête Nord-Ouest. De plus, les observations sur le terrain montrent également la lithologie
vulnérable de certaines parties de la zone étudiée. Bien que les caractères morphodynamiques
intermédiaires soient compris entre 1 et 6 dans toute la région, la zone occidentale connaît une
récession en raison de son caractère réfléchissant.
