Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
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Pour cette période, l’EPR global est de + 0.07 m/an, cette valeur montre que la zone est en
légère accrétion. Toutefois, l’analyse chronologique indique qu’une érosion très importante
est en train de se produire sur l’intégralité de la zone (Figure III-45).
Le secteur 01 comprend la partie qui s’étend de l’extrémité Ouest de la zone jusqu’à Ain El
Baydha, il est compris entre les transects 1 et 150. Les observations sur terrain montrent que
cette partie est caractérisée par une géomorphologie en falaises marines vives. Leur
orientation est très favorable aux différentes attaques hydrodynamiques, notamment les houles
des tempêtes incidentes du secteur ouest, Nord-Ouest et Nord et dont les hauteurs
significatives fluctuent généralement entre 3.5 et 5.5m.
Globalement, sur la période totale de l’étude, ce secteur montre une érosion importante qui
évolue dans le temps et dans l’espace. Une perte de près de 42 mètres a été constatée au
niveau des falaises de Zerzouria avec un EPR moyen de -0.17 m/an. La plage de Tamaris
connait aussi une forte érosion avec un EPR de l’ordre de -0.27 m/an, les attaques marines et
l’arrachage du sédiment vers le large sont les principaux facteurs qui régissent cette érosion.
Ce sont les mêmes observations remarquées au niveau du secteur 02, compris entre les
transects 151 et 423 et qui s’étend sur 5 Km environ. Ce secteur connait une double évolution
qui se présente comme une forte érosion au niveau de la zone de Surcouf EPR= -0.58 m/an et
Décaplage EPR= -0.27 m/an. Ceci est causé par l’activité hydrodynamique qui se traduit par
les vagues et les courants qui s’accentuent à cause de la nature réflective des plages. En outre,
l’action anthropique et les infrastructures de défense installées causent une perturbation du
transit sédimentaire ; les courants d’arrachement déplacent le sédiment, seules quelques
parties abritées au niveau de Surcouf peuvent donc présenter des tombolos ou autres formes
d’accumulation.
En revanche, dans la même période, les plages sablonneuses de Tarfaia, El Kadousse et
Réghaïa présentent des EPR positifs pour les derniers 59 ans. Ils sont respectivement de
l’ordre de 0.1m/an,0.59m/an et 0.66 m/an.
Les valeurs maximales de l’EPR et NSM observées au niveau de ces plages, l’Oued Réghaïa
ainsi que le cordon dunaire d’El Kadousse représentent les principales sources du flux
sédimentaires et procurent un apport compensatif des pertes, notamment en périodes de
tempêtes. De plus, l’étude de (Bouakline, 2009) a démontré que ces plages sont dissipatives et
donc favorable à l’accumulation.
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Pour cette période, l’EPR global est de + 0.07 m/an, cette valeur montre que la zone est en
légère accrétion. Toutefois, l’analyse chronologique indique qu’une érosion très importante
est en train de se produire sur l’intégralité de la zone (Figure III-45).
Le secteur 01 comprend la partie qui s’étend de l’extrémité Ouest de la zone jusqu’à Ain El
Baydha, il est compris entre les transects 1 et 150. Les observations sur terrain montrent que
cette partie est caractérisée par une géomorphologie en falaises marines vives. Leur
orientation est très favorable aux différentes attaques hydrodynamiques, notamment les houles
des tempêtes incidentes du secteur ouest, Nord-Ouest et Nord et dont les hauteurs
significatives fluctuent généralement entre 3.5 et 5.5m.
Globalement, sur la période totale de l’étude, ce secteur montre une érosion importante qui
évolue dans le temps et dans l’espace. Une perte de près de 42 mètres a été constatée au
niveau des falaises de Zerzouria avec un EPR moyen de -0.17 m/an. La plage de Tamaris
connait aussi une forte érosion avec un EPR de l’ordre de -0.27 m/an, les attaques marines et
l’arrachage du sédiment vers le large sont les principaux facteurs qui régissent cette érosion.
Ce sont les mêmes observations remarquées au niveau du secteur 02, compris entre les
transects 151 et 423 et qui s’étend sur 5 Km environ. Ce secteur connait une double évolution
qui se présente comme une forte érosion au niveau de la zone de Surcouf EPR= -0.58 m/an et
Décaplage EPR= -0.27 m/an. Ceci est causé par l’activité hydrodynamique qui se traduit par
les vagues et les courants qui s’accentuent à cause de la nature réflective des plages. En outre,
l’action anthropique et les infrastructures de défense installées causent une perturbation du
transit sédimentaire ; les courants d’arrachement déplacent le sédiment, seules quelques
parties abritées au niveau de Surcouf peuvent donc présenter des tombolos ou autres formes
d’accumulation.
En revanche, dans la même période, les plages sablonneuses de Tarfaia, El Kadousse et
Réghaïa présentent des EPR positifs pour les derniers 59 ans. Ils sont respectivement de
l’ordre de 0.1m/an,0.59m/an et 0.66 m/an.
Les valeurs maximales de l’EPR et NSM observées au niveau de ces plages, l’Oued Réghaïa
ainsi que le cordon dunaire d’El Kadousse représentent les principales sources du flux
sédimentaires et procurent un apport compensatif des pertes, notamment en périodes de
tempêtes. De plus, l’étude de (Bouakline, 2009) a démontré que ces plages sont dissipatives et
donc favorable à l’accumulation.
