Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
133
3.9.2.1.5 Discussion des résultats
Les résultats du tableau III-6 reflètent la dynamique des secteurs, variable d'une période à une
autre. Une accrétion considérable avait été constatée au niveau des plages durant la période
allant de 1959 à 1980 (+ 5,70 ha). Cet état s’est complètement renversé au cours de la période
1980-1999 où la perte de terrains est devenue très importante et a dépassé les (-9,7 ha). Au
courant de la dernière période 1999-2015, des mesures lourdes ont été déployées pour réduire
les pertes de terres, ce qui a contribué à stabiliser le bilan d’évolution de la région centre
(+0.39 ha). Toutefois, les zones en accrétion représentent seulement les secteurs ou des
infrastructures de protection ont été installées. L’érosion reste omniprésente dans le reste des
secteurs, ce qui pousse les autorités à continuer dans cette politique d’artificialisation du
linéaire côtier en vue de le protéger.
Les facteurs qui gouvernent cette tendance semblent être variables entre naturels et
anthropiques. En effet, la région centre d’Alger a connu historiquement une très forte
urbanisation du à de multiples épisodes d’exodes rurales. Ce facteur a, non seulement,
transformé les paysages, réduit les apports en sédiments mais aussi a soumis la région à une
pression et risque côtier permanent.
L’étude hydrologique et hydrodynamique renforce ce constat. La réduction des apports
solides des cours d’eau ainsi que l’augmentation des épisodes de tempêtes, contribuent à ce
recul ressenti sur les plages, particulièrement quand leurs orientations sont pénalisantes par
rapport à la côte.
Le transit sédimentaire quant à lui s’est retrouvé fortement perturbé. L’urbanisation illicite et
anarchique autour de l’Oued El Hamiz, ainsi que l’aménagement et l’endiguement de l’Oued
El Harrach semblent avoir réduit les apports solides en sédiments « naturellement déjà en
pénurie » (Réduction des stocks au niveau des bassins versants). Les ouvrages de protection
édifiés dans la région contribuent aussi à cette perturbation de transit. Les « épis-brises
lames » au niveau des plages sirènes 1 et 2, installés depuis 2008, ont eu un sérieux impact sur
les zones adjacentes, à savoir les plages Lido, la Verte Rive et Bateau Cassé et force donc les
autorités à lancer des projets de protection sur ces derniers. D’un autre côté, l’aménagement
de la promenade des Sablettes (projet en cours) aura probablement un fort impact sur sa zone
adjacente. Le constat de terrain montre que la digue de la plage Piquet Blanc bloque une
grande partie des sédiments charriés au niveau de l’embouchure de l’Oued El Harrach.
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3.9.2.1.5 Discussion des résultats
Les résultats du tableau III-6 reflètent la dynamique des secteurs, variable d'une période à une
autre. Une accrétion considérable avait été constatée au niveau des plages durant la période
allant de 1959 à 1980 (+ 5,70 ha). Cet état s’est complètement renversé au cours de la période
1980-1999 où la perte de terrains est devenue très importante et a dépassé les (-9,7 ha). Au
courant de la dernière période 1999-2015, des mesures lourdes ont été déployées pour réduire
les pertes de terres, ce qui a contribué à stabiliser le bilan d’évolution de la région centre
(+0.39 ha). Toutefois, les zones en accrétion représentent seulement les secteurs ou des
infrastructures de protection ont été installées. L’érosion reste omniprésente dans le reste des
secteurs, ce qui pousse les autorités à continuer dans cette politique d’artificialisation du
linéaire côtier en vue de le protéger.
Les facteurs qui gouvernent cette tendance semblent être variables entre naturels et
anthropiques. En effet, la région centre d’Alger a connu historiquement une très forte
urbanisation du à de multiples épisodes d’exodes rurales. Ce facteur a, non seulement,
transformé les paysages, réduit les apports en sédiments mais aussi a soumis la région à une
pression et risque côtier permanent.
L’étude hydrologique et hydrodynamique renforce ce constat. La réduction des apports
solides des cours d’eau ainsi que l’augmentation des épisodes de tempêtes, contribuent à ce
recul ressenti sur les plages, particulièrement quand leurs orientations sont pénalisantes par
rapport à la côte.
Le transit sédimentaire quant à lui s’est retrouvé fortement perturbé. L’urbanisation illicite et
anarchique autour de l’Oued El Hamiz, ainsi que l’aménagement et l’endiguement de l’Oued
El Harrach semblent avoir réduit les apports solides en sédiments « naturellement déjà en
pénurie » (Réduction des stocks au niveau des bassins versants). Les ouvrages de protection
édifiés dans la région contribuent aussi à cette perturbation de transit. Les « épis-brises
lames » au niveau des plages sirènes 1 et 2, installés depuis 2008, ont eu un sérieux impact sur
les zones adjacentes, à savoir les plages Lido, la Verte Rive et Bateau Cassé et force donc les
autorités à lancer des projets de protection sur ces derniers. D’un autre côté, l’aménagement
de la promenade des Sablettes (projet en cours) aura probablement un fort impact sur sa zone
adjacente. Le constat de terrain montre que la digue de la plage Piquet Blanc bloque une
grande partie des sédiments charriés au niveau de l’embouchure de l’Oued El Harrach.
