Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
124
3.9.1.2 Discussion des résultats
Pour mieux cerner la zone, cette dernière a été divisée en 2 secteurs, celui de la baie d’El
Djamila et celui de la baie de Bou-ismail. Cette analyse a abouti à l’identification de 10 plages
en état d’érosion :
3.9.1.2.1 La baie de Bou-ismail
La plage Khaloufi 01 : elle est localisée à l’extrémité de l’Oued Mazafran. On dénote un
recul de l’ordre de 87.8 m entre 1959 et 2017.Cette valeur représente le taux de recul le plus
important de la zone avec une moyenne annuelle de -0.68 m/an, un maximum de recul de -
1.52 m/an et un minimum de -0.17 m/an. Ce recul semble être dû à l’arrachement des
sédiments de la plage par le fort débit de l’Oued Mazafran (Figure III-33-a).
La plage Khaloufi 02 et Champs de Tir : elles aussi connaissent une érosion dramatique
comparée à la plage Khaloufi 01 sur tous les transects avec un taux de recul moyen de -0.46
m/an et -0.33 m/an respectivement. L’attaque frontale de la mer et la dégradation des dunes de
l’arrière-pays, sont deux facteurs importants gouvernant cette situation (Figure III-33-b).
La plage Familiale et Sable d’or : Ces deux plages connaissent des variations dans les deux
sens, un recul annuel maximal de -0.7 m/an et -0.19 m/an respectivement sur quelques
transects. Alors qu’au niveau des autres transects, le taux d’accrétion n’arrive pas à mettre en
équilibre les deux plages. Cette situation a abouti à un taux de recul moyen de -0.18 m/an et -
0.06 m/an respectivement.
3.9.1.2.2 La baie d’El Djamila
Le secteur des plages El Riadh, El Menzeh, Moretti et El Sheraton : une tendance
négative d’évolution des quatre plages est observée avec un taux de recul maximal de 0.6
m/an pour les deux premières qui connaissent une alternance entre avancé et recul. Cette
situation logique est due à la présence de 03 ouvrages de protection (épis-brises lames), qui
diminuent la virulence de l’attaque de la houle d’une part et bloquent le transit littoral d’autre
part (Figure III-33-c et 33-d). La plage Moretti et El Sheraton ont aussi le même
comportement érosif avec un taux de recul maximal de 0.5 m/an.
La plage jeunesse : elle présente un recul maximal de 11 m sur la rive gauche et une avancée
du côté de l’épi de l’ordre de 16.24 m entre 1959 et 2014. Ceci a abouti à un bilan négatif de -
1.16 m de recul de l’ensemble de la plage sur la même période.
Précédent

Etude et evaluation de la vulnerabilité des systèmes cotiers dans la région Algéroise: - 139/313

Suivant