Chapitre III : Etude de la cinématique du trait de côte
85
3.1 Introduction
L’érosion du littoral ainsi que les risques de submersion des côtes constituent un sujet de
préoccupation de plus en plus prégnant pour la zone algéroise, compte-tenu de l’augmentation
des enjeux dans cette zone, qui est soumise à des aléas naturels récurrents.
Le trait de côte est généralement la ligne qui sépare la terre et la mer, cependant, avec la
complexité de la morphologie côtière, il est souvent très difficile à déterminer sur terrain.
Pour analyser ces changements, une définition du « trait de côte » doit être donnée de manière
à prendre en compte les différentes configurations géomorphologiques des littoraux ainsi que
les notions d’évolution temporelle relative (Le Berre et al., 2008).
L’évolution du trait de côte est un phénomène naturel engendré par la conjonction d’un
certain nombre de processus dynamiques (marins, continentaux et biologiques) et dépendant
des caractéristiques géomorphologiques des systèmes littoraux. Néanmoins, ces phénomènes
naturels sont exacerbés par des actions anthropiques perturbant l’équilibre dynamique des
milieux littoraux (Daniel et Hubaud, 1996).
Afin de prévoir l’état de la vulnérabilité lié à la mobilité de la ligne de rivage, une analyse de
l’évolution de la frange côtière à différentes échelles spatio-temporelles est indispensable.
Elle peut contribuer à donner des éléments de réponse à différentes problématiques ou
soutenir la prise de décision dans les cas où la compréhension de la cinétique côtière s’avère
primordiale pour l’aménagement du littoral. Car cet espace, convoité mais fragile, concentre
une grande part de la population et des activités économiques (JEGO, 2003).
Le trait de côte doit avoir la qualité de représenter schématiquement mais correctement l’état
global du littoral du point de vue de son évolution sédimentaire (Mellet et al., 2012). Ce n’est
pas une définition théorique du trait de côte, généralisable à tous les environnements qu’il
convient de donner, mais une définition « fonctionnelle » de la frange côtière en fonction du
type de littoral et des objectifs de suivi. (Elizabeth et al., 2005) suggèrent d’aborder la notion
de frange ou de bande côtière qui s’étend du domaine marin au domaine continental, au sein
de laquelle un ou plusieurs indicateurs géomorphologiques sont définis selon les types de
côtes.
85
3.1 Introduction
L’érosion du littoral ainsi que les risques de submersion des côtes constituent un sujet de
préoccupation de plus en plus prégnant pour la zone algéroise, compte-tenu de l’augmentation
des enjeux dans cette zone, qui est soumise à des aléas naturels récurrents.
Le trait de côte est généralement la ligne qui sépare la terre et la mer, cependant, avec la
complexité de la morphologie côtière, il est souvent très difficile à déterminer sur terrain.
Pour analyser ces changements, une définition du « trait de côte » doit être donnée de manière
à prendre en compte les différentes configurations géomorphologiques des littoraux ainsi que
les notions d’évolution temporelle relative (Le Berre et al., 2008).
L’évolution du trait de côte est un phénomène naturel engendré par la conjonction d’un
certain nombre de processus dynamiques (marins, continentaux et biologiques) et dépendant
des caractéristiques géomorphologiques des systèmes littoraux. Néanmoins, ces phénomènes
naturels sont exacerbés par des actions anthropiques perturbant l’équilibre dynamique des
milieux littoraux (Daniel et Hubaud, 1996).
Afin de prévoir l’état de la vulnérabilité lié à la mobilité de la ligne de rivage, une analyse de
l’évolution de la frange côtière à différentes échelles spatio-temporelles est indispensable.
Elle peut contribuer à donner des éléments de réponse à différentes problématiques ou
soutenir la prise de décision dans les cas où la compréhension de la cinétique côtière s’avère
primordiale pour l’aménagement du littoral. Car cet espace, convoité mais fragile, concentre
une grande part de la population et des activités économiques (JEGO, 2003).
Le trait de côte doit avoir la qualité de représenter schématiquement mais correctement l’état
global du littoral du point de vue de son évolution sédimentaire (Mellet et al., 2012). Ce n’est
pas une définition théorique du trait de côte, généralisable à tous les environnements qu’il
convient de donner, mais une définition « fonctionnelle » de la frange côtière en fonction du
type de littoral et des objectifs de suivi. (Elizabeth et al., 2005) suggèrent d’aborder la notion
de frange ou de bande côtière qui s’étend du domaine marin au domaine continental, au sein
de laquelle un ou plusieurs indicateurs géomorphologiques sont définis selon les types de
côtes.
