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La distribution spatiale du merlu est fortement liée à la profondeur (Abella et al., 1997 ; OrsiRelini et al., 2002). Les résultats concernant la répartition bathymétrique des densités,
biomasses, tailles et des sexes vont dans ce sens.
D’après les cartes des répartitions bathymétrique des abondances de merlu (Figures 10 à 15),
il est évident que les valeurs les plus élevées des densités et des biomasses coïncident avec la
zone de profondeur 100 à 200 mètres, probablement en corrélation avec la présence de
pépinières dans de nombreuses régions méditerranéennes (Orsi Relini et al., 2002 ; Druon et
al., 2015). Les densités et les biomasses présentent des valeurs minimales dans la zone de
profondeur de 500 – 800 mètres, ce qui est conforme aux d’autres études, indiquant que le
merlu européen présente une abondance limitée en Méditerranée dans les eaux plus profond
que 500 mètres (Oliver et Massuti, 1995 ; Papaconstantinou et Stergiou, 1995).
Pour un bon nombre d'auteurs tels que (Belloc, 1935 ; Maurin, 1954 et Bouaziz, 1992), les
jeunes peuplent les eaux côtières et les adultes se tiennent d'autant plus au large qu'ils sont
âgés. Nos observations confirment cette remarque, comme elles ont montré que le
pourcentage des jeunes de moins de 20.5 cm est sensiblement plus élevé entre 50 – 100 et 100
– 200 mètres de profondeur. Au-delà de 200 mètres la remarque est à nouveau confirmée
puisque nous constatons une augmentation de l’effectif de gros individus.
Cependant, la présence en profondeur de très jeunes individus a été mentionnée par Belloc
(1935), Maurin (1954 et 1968). Ce dernier, précise qu’ « alevins et jeunes restent longtemps
au large avant de gagner la zone côtière ».Nous avons pu confirmer cette remarque par la
présence de merlus dont la taille est inférieure à 20.5 cm entre 200 et 500 mètres de
profondeur mais avec un moindre degré.
La répartition bathymétrique des merlus est liée au cycle biologique de l’espèce. En accord
avec les travaux de Maurin (1954) on observe une concentration importante des femelles
matures (de taille plus de 20.5 cm) au niveau de la zone de 100 à 200 mètres de profondeur,
probablement en corrélation avec la présence de pépinières dans de nombreuses régions
méditerranéennes (Orsi Relini et al., 2002 ; Druon et al., 2015).
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Utilisation d’un SIG (Système d’Information Géographique) dans un modèle de distribution d’une espèce: le cas de Merluccius merluccius (Linnaeus, 1758); le merlu européen de la baie de Bou-Ismail - 71/115

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