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Pendant la vie larvaire, son alimentation est principalement constituée de crustacés
planctoniques. A son arrivée près du fond lors du début de sa phase juvénile, il se nourrit de
crustacés supra benthiques (euphausiacés et mysidacés) (Colloca, 1999), ainsi que de petits
poissons benthiques tels que les gobies. Son régime alimentaire évolue ensuite rapidement
vers un régime pleinement piscivore (plus de 80% des proies) à partir de 15-20 cm (Ferraton
et al., 2007). Les espèces consommées et la taille des proies évoluent néanmoins en fonction
de la taille des merlus.
Une forte corrélation positive a été décrite entre la taille des merlus et la longueur de ses
proies. Le merlu consomme en moyenne des proies mesurant la moitié de sa longueur (Mahe
et al., 2007). De ce fait, les plus petits Merlus (<35cm) chassent de petits poissons pélagiques
(3-17cm) comme les anchois (Engraulis encrasicolus), sardines (Sardina pilchardus) et
maquereaux (Scomber scombrus), alors que les plus grands chassent sur de plus grandes
proies, principalement sur des espèces démersales (17-30cm), comme le tacaud (Trisopterus
minutus) ou pélagiques comme le merlan bleu (Micromesistius poutassou) (Bozzano et al.,
1997; Mellon-Duval et al., 2010).
D’après les résultats de Bouaziz (1992), il est à remarquer que les merlus vivant sur le talus,
le régime alimentaire est composé pour une bonne part et durant toute l’année, par des
crevettes ; alors que celles-ci sont peu représentées dans la nourriture de ces poissons vivant
sur le plateau, ceci est du sans conteste à l’abondance de ces Crustacés Natantia sur le talus
algérien où ils constituent une source importante de nourriture pour les merlus adultes qui
fréquentent ce niveau.
9. Âge et croissance
Depuis les années 30 du siècle passé, de nombreuses études se sont penchées sur la
détermination de la croissance du Merlu (Hickling, 1933; Belloc, 1935). Elles décrivent des
estimations de croissance très différentes, tant en Atlantique Nord-Est (Pineiro et Sainza,
2003), qu’en Méditerranée (Morales-Nin et Moranta, 2004). Dans ces études, la croissance
est estimée soit à partir de la lecture des otolithes, soit à partir des fréquences de taille.
De nombreux auteurs ont décrit pour le Merlu européen, une croissance plus rapide
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Utilisation d’un SIG (Système d’Information Géographique) dans un modèle de distribution d’une espèce: le cas de Merluccius merluccius (Linnaeus, 1758); le merlu européen de la baie de Bou-Ismail - 29/115

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