Conclusion et recommandations
66
La plupart des personnes enquêtées soit 56,9 % sont d’un niveau moyen avec en moyenne
23 ans d’expérience dont les patrons sont les plus expérimentés, 62% des enquêtés sont issus
d’une famille de pêcheurs ou ayant des parents pêcheurs. En terme d’activités antérieurs, la
pluriactivité est presque nulle, dont la pêche est la seule source de revenu pour 94,83% des
gens enquêtés, pour cette raison 66% ont répondu qu’ils ne peuvent pas cesser l’activité de
pêche. En terme de sécurité sociale, la majorité des personnes enquêtées, soit 83% sont
assurés. Par rapport à l’adhésion à des associations, un seul enquêté fait partir d’une
association "Association des armateurs".
En terme économique, la rentabilité est définie comme une comparaison entre le revenu
obtenu par l’entreprise (profits réalisés avant paiement des intérêts sur les emprunts) et les
capitaux engagés dans la production (Merabet et Taybi, 2009).
Le système de rémunération est celui adopté dans toutes les pêcheries algériennes et même
mondiales, le partage des revenus de la pêche se fait par le système de la part ; le montant
des ventes nettes restant après déduction des frais communs et de coût commercial (7 à 10%),
est partagé entre l’armement et l’équipage, les proportions les plus fréquentes varient entre
50% armement 50% équipage (cas des chalutiers) et 55% armement 45% équipage (cas des
sardiniers) ou des parts égales (cas des petits métiers). Au sein d’équipage, le nombre de
parts reçues par chaque marin est fonction de ses tâches et de ses responsabilités à bord du
navire ou à quai.
Les indicateurs économiques élaborés ont relevé une inégalité en termes de rentabilité
biologique ou économique entre métiers, dont les sardiniers sont les plus performants en
terme de productivité physique par sortie et du capital, les petits métiers sont les plus
performants par rapport à la productivité physique du travail et du profit net, quant aux
chalutiers, ils ont de faibles productivités physiques et du profit négatif (pour l’année 2015).
Il s’avère qu’il est plus intéressant d’investir dans la petite pêche, qu’il s’agissent des
segments de petits métiers, ou des sardiniers de taille comprise entre 6 et 12 m, vu leur profit
élevé (plus de 200 000DA). Néanmoins, ces segments qui se rapprochent par la taille de
navire et qui ont une meilleure accessibilité aux zones à fortes reliefs (zones côtières) et aux
zones de frayère, devraient tenir compte de la règlementation en vigueur concernant les
zones de pêche et la taille de capture. Cependant la qualité de ces résultats pourrait être
influencée par l’authenticité de données collectées auprès des pêcheurs qui sont parfois
méfiants.
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La plupart des personnes enquêtées soit 56,9 % sont d’un niveau moyen avec en moyenne
23 ans d’expérience dont les patrons sont les plus expérimentés, 62% des enquêtés sont issus
d’une famille de pêcheurs ou ayant des parents pêcheurs. En terme d’activités antérieurs, la
pluriactivité est presque nulle, dont la pêche est la seule source de revenu pour 94,83% des
gens enquêtés, pour cette raison 66% ont répondu qu’ils ne peuvent pas cesser l’activité de
pêche. En terme de sécurité sociale, la majorité des personnes enquêtées, soit 83% sont
assurés. Par rapport à l’adhésion à des associations, un seul enquêté fait partir d’une
association "Association des armateurs".
En terme économique, la rentabilité est définie comme une comparaison entre le revenu
obtenu par l’entreprise (profits réalisés avant paiement des intérêts sur les emprunts) et les
capitaux engagés dans la production (Merabet et Taybi, 2009).
Le système de rémunération est celui adopté dans toutes les pêcheries algériennes et même
mondiales, le partage des revenus de la pêche se fait par le système de la part ; le montant
des ventes nettes restant après déduction des frais communs et de coût commercial (7 à 10%),
est partagé entre l’armement et l’équipage, les proportions les plus fréquentes varient entre
50% armement 50% équipage (cas des chalutiers) et 55% armement 45% équipage (cas des
sardiniers) ou des parts égales (cas des petits métiers). Au sein d’équipage, le nombre de
parts reçues par chaque marin est fonction de ses tâches et de ses responsabilités à bord du
navire ou à quai.
Les indicateurs économiques élaborés ont relevé une inégalité en termes de rentabilité
biologique ou économique entre métiers, dont les sardiniers sont les plus performants en
terme de productivité physique par sortie et du capital, les petits métiers sont les plus
performants par rapport à la productivité physique du travail et du profit net, quant aux
chalutiers, ils ont de faibles productivités physiques et du profit négatif (pour l’année 2015).
Il s’avère qu’il est plus intéressant d’investir dans la petite pêche, qu’il s’agissent des
segments de petits métiers, ou des sardiniers de taille comprise entre 6 et 12 m, vu leur profit
élevé (plus de 200 000DA). Néanmoins, ces segments qui se rapprochent par la taille de
navire et qui ont une meilleure accessibilité aux zones à fortes reliefs (zones côtières) et aux
zones de frayère, devraient tenir compte de la règlementation en vigueur concernant les
zones de pêche et la taille de capture. Cependant la qualité de ces résultats pourrait être
influencée par l’authenticité de données collectées auprès des pêcheurs qui sont parfois
méfiants.
