Chapitre III
Résultats et discussions
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La fécondité relative du céteau en captivité estimé par Herrera et al. (2011) était élevée (1 600-1 800
*10
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œufs kg/femelle par saison de ponte), surpassant notre estimation en milieu sauvage et celle
rapportée pour d'autres espèces de poissons plats en Europe (sole commune, flétan et turbot), mais
similaire à la sole du Sénégal (Devauchelle et al., 1987, 1988; Tilseth, 1990; Baynes et al., 1993;.
Anguis et Canavate 2005 ; Brown et al., 2006).
Indépendamment des méthodes d’étude et des conditions de numération, nos valeurs sont nettement
moins importantes que celles qui ont été données par Lamrini (2001) ; la fécondité relative
individuelle dans la zone Mohammedia (Maroc) de la même espèce fluctue entre 1060 et 3860, sa
moyenne étant de 1862 ovocytes.
Les différences biogéographiques dans l’estimation de la fécondité peuvent être liées à la méthode
d’estimation du nombre d’ovocytes, ainsi qu’au nombre de femelles échantillonnées, de leur taille
ou de leur âge. Par ailleurs, ces différences pourraient être liées aux variations géographiques de la
fécondité. Selon Lamrini (1998 in Boufersaoui, 2016), ce sont les facteurs bio-écologiques du milieu
qui sont susceptibles ou non de favoriser le renouvellement de l'espèce. Ainsi, l’Atlantique est
beaucoup plus riche en sels nutritifs et en production primaire que la Méditerranée (Lamrini, 1983).
La longueur et le poids total des géniteurs ainsi que le poids des gonades ont un lien avec la
fécondité. Les relations entre la fécondité et ces caractéristiques sont bien représentées par les deux
modèles de régression utilisés dans nos travaux (avec des coefficients de corrélations élevés) ; ceux
de type puissance donnent une meilleure modélisation. Quoiqu’il en soit, la fécondité absolue
moyenne croît avec la masse pondérale, la taille et le poids des ovaires.
2. Estimation de l’âge
2.1. Description morphologique des otolithes de D. cuneata
Les otolithes de D. cuneata ont un pourtour de forme généralement ellipsoïde à bord postérieur
tronqué. Le bord du coté ventral est plus bombé que le bord dorsal. Le bord antérieur est
difficilement limitable. En effet rostre et antirostre sont très émoussés avec quelquefois l'excisure
faible. De plus le rostre est plus avancé que l'antirostre. La face externe est sensiblement plane, alors
que la face interne est légèrement bombée. Sur cette face le sulcus est visible, il est le plus souvent
rectiligne, sensiblement médian ; quelque fois il s'incurve vers le bord dorsal atteignant
apparemment l'avanten s'évasant. La position du sulcus est le critère qui nous a permis de distinguer
entre les deux otolithes (droit et gauche), la figure 9 est une illustration des otolithes droit et gauche
de D. cuneata.
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