Chapitre I
Généralités et description de l’état initial de la zone d’étude
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3.5. Evolution du trait de côte
D’une manière générale, le littoral de la baie d’El Djamila est globalement en recul, à ce niveau
on peut distinguer 2 zones; la première caractérisant une entité côtière à tendance érosive, la deuxième
entité représentant un comportement d’une tendance accumulative.
3.5.1. Fraction de côte à tendance à l’accrétion
L’entité s’étend du port de plaisance jusqu’à la frontière avec Moretti ; l’accrétion dont on
qualifie d’artificielle est due à l’implantation du port de plaisance notamment sa jetée
secondaire qui a permis l’engraissement en sable de la plage Est, en l’occurrence ceci témoigne de la
présence d’un flux sédimentaire très important dans la zone. Arrivant à l’hôtel El Riyadh
l’implantation des ouvrages de protection de type brise-lame reliés à la terre (épis, brise-lame) a
permis l’accrétion dans l’entité du fait de la réduction de l’agitation (brise lame) et le piégeage du flux
sédimentaire passant.
Comme, dans ce type d’ouvrage, l’implantation fait appel à une deuxième en aval, on constate donc
les mêmes observations sur le reste de la zone d’accrétion.
Les implantations reflètent des résultats satisfaisants sur les zones protégées, mais dégradent la
naturalité de l’entité elle-même en artificialisant une grande partie du linéaire côtier.
3.5.2. Fraction de côte à tendance à l’érosion
S’étendant de Moretti et avançant vers l’Est sur tout le reste de la zone, l’érosion évolue à une
cadence agressive menaçant toutes les structures urbaines dans la zone.
L’hypothèse principale concordante avec les observations est la dégradation de l’ensemble
dunaire ; responsable du maintien de l’équilibre en termes d’échange sédimentaire estran- petit fond.
Du fait de l’exposition de la zone, différents facteurs rentrent en jeu, Ces derniers comprennent
les fluctuations du niveau de la mer. Ceci a, à son tour, a influencé la nature et la sévérité de l'érosion
côtière, qui joue un rôle important dans la transformation du paysage côtier. L'influence de la
pluviosité est également particulièrement importante car les pluies et le ruissellement entrainent les
sédiments de l'arrière-pays à la côte, alors que le long de la côte elle-même l'érosion et le transport de
matériaux par les vagues et les courants ont entraîné la formation de plages créant des accumulations
dans certains endroits et des érosions dans d'autres.
Le littorale de Club des Pins est soumis à une érosion de la plage. Ce phénomène s’accentue
fortement au droit de la zone des habitations dont certaines se trouvent en contact direct avec la mer.
Une comparaison des photos aériennes de l’Institut National de Cartographie et de Télédétection
(INCT) prises en 1972 et en 1999 avec la photo de Google Earth de l’année 2004 couvrant la zone
d’étude a permis de tracer l’évolution du trait de côte au niveau de la zone d’étude (Fig. 9).
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