Chapitre IV
Techniques d’exploration, d’exploitation et répercussion sur l’environnement
Etude de prospection, d’Exploration et d’Exploitation des gisements de sable en mer , cas du site de Corso ,Wilaya
de Boumerdes
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Il existe deux types de dragues aspiratrices :
Les dragues aspiratrices au point fixe travaillent mouillées sur une ancre et creusent une
série d’entonnoirs contigus qui seront ensuite nivelés par le jeu des courants. Le dragage se fait par
une élinde latérale (conduite d’aspiration) dirigée vers l’avant et suspendue à des bossoirs qui
permettent au bec de reposer sur le fond. Certains becs d’élinde sont aménagés pour faciliter la mise
en suspension des matériaux solides à l’aide d’un fort jet d’eau. Ces dragues sont principalement
utilisées dans des zones étroites ou pour le dragage de bancs isolés de faible surface. L’utilisation de
ces navires exige des conditions météorologiques favorables.
Les dragues aspiratrices en marche travaillent en faisant route à vitesse lente (2 à 3
nœuds) en creusant des sillons plus ou moins profonds, selon le type de bec et les conditions de
dragage. Les treuils d’élinde sont munis de compensateurs de houle qui permettent d’opérer jusqu’à
3 m de creux. Les becs d’aspirations sont articulés autour d’un axe horizontal qui facilite leur
contact permanent avec le sol. Ces navires, travaillant selon la méthode dite de « profils
parallèles », doivent posséder un système de positionnement précis.
II.2. Le transport et le déchargement des matériaux
Dans toutes les dragues aspiratrices, les matériaux remontés sont mis dans une cale où ils se
décantent : l’eau de la surverse repart en entraînant les particules les plus fines. Ces dragues offrent
l’avantage de « laver » les matériaux ; elles permettent de travailler dans de meilleures conditions
de sécurité.
Les dragues assurent le transport entre le gisement et le port. La plupart des dragues actuelles
sont autonomes, c’est-à-dire qu’elles ne nécessitent pas une aide extérieure pour leur déchargement.
Elles se déchargent de trois manières :
par clapage : en souille devant un quai, c’est une méthode très rapide, mais qui exige des
moyens supplémentaires de reprise ;
à sec : à l’aide de grues, de godets ou de tapis roulants ; cette méthode permet de mettre les
matériaux à terre directement sur le quai ;
par refoulement hydraulique : cette technique très rapide offre l’avantage de réaliser un
stockage à une certaine distance du quai ou sur une plage (voir figure en annexe 12).
La tendance actuelle s’oriente de plus en plus vers les dragues porteuses aspiratrices en marche
pouvant décharger par refoulement hydraulique (voir figure en annexe 12).
II.3. Contraintes du dragage
II.3.1 - Les profondeurs
Actuellement, les dragues les plus perfectionnées peuvent draguer sous 35 m d’eau ce qui,
compte tenu d’une exploitation sur 4 à 5 m d’épaisseur de gisement avec une houle de 3 m,
nécessite de trouver des gisements par des profondeurs inférieures à 25 mètres. La réglementation
algérienne (loi n°02-02 du 5 février 2002/ article 21) interdit toute extraction de sable jusqu’à
la profondeur 25m.
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